Un service de la jeunesse et un éducateur de rue à Bulle

| jeu, 29. déc. 2011
Le Centranim intègre les services communaux. Il fera partie du nouveau service de la jeunesse de Bulle. Qui se dotera encore d’un travailleur social hors murs à l’automne 2012.

PAR SOPHIE ROULIN


Encore un signe que Bulle, ville à la campagne, s’urbanise. Dès le 1er janvier, elle sera dotée d’un service de la jeunesse, qui reprendra le Centranim, fonctionnant jusqu’ici sous l’égide de la Fondation Pass’Age, largement subventionnée par la commune. Les animateurs rejoignent ainsi le personnel communal. Un poste à 50% de travailleur social hors murs – expression correcte pour désigner un éducateur de rue – sera créé à l’automne 2012.
«Les activités et les offres à destination des jeunes et des enfants n’ont cessé de s’étoffer ces dernières années, explique Marie-France Roth Pasquier, conseillère communale responsable des affaires culturelles, de la jeunesse et de l’intégration. Il devenait logique que le Centranim devienne un service communal, notamment pour des raisons de transparence et de maîtrise des budgets et des comptes.» Au budget de fonctionnement 2012 de Bulle, l’animation jeunesse figure pour 335'000 francs, contre 249'000 en 2011. Ce dernier montant servait à financer les salaires des collaborateurs du Centranim.
Le travail s’inscrira dans la continuité: la charte de la Fondation Pass’Age est d’ailleurs reprise pour devenir «la charte de la commune de Bulle pour le service de jeunesse». «Les objectifs et les axes d’intervention restent les mêmes», souligne Marie-France Roth Pasquier.


Améliorer la visibilité
Le Centranim continuera de travailler dans une optique de prévention, d’intégration sociale, de développement personnel, de développement des compétences sociales ainsi que pour la promotion culturelle. «Son rôle principal reste d’offrir un lieu d’accueil aux jeunes, un endroit où ils peuvent se retrouver. Mais aussi se confier puisqu’il y a toujours un animateur sur place.»
Une analyse sera faite pour connaître la pertinence de ce qui est proposé. «Ce qui existe est bien, note la conseillère communale. Mais comme le service est créé, c’est l’occasion de se poser des questions qui nous permettront d’atteindre le meilleur fonctionnement possible. Nous pourrons améliorer certaines choses, en premier lieu la visibilité de Centranim. Le centre souffre en effet d’une réputation qui ne correspond pas à la réalité. Les règles y sont claires, dans un cadre bien posé. Beaucoup de projets menés par des jeunes y naissent, mais restent internes au centre alors qu’ils pourraient intéresser au-delà.»
Quant au travailleur social hors murs, il sera lui aussi rattaché au service de la jeunesse, sans faire partie du Centranim. «Les deux choses seront indépendantes. Les publics ne sont pas les mêmes, pas plus que les objectifs ou les horaires de travail.» L’éducateur de rue ira en effet à la rencontre des jeunes – plus âgés que ceux qui fréquentent le Centranim – dont les regroupements posent parfois problème, comme ceux présents à la gare ou au parc St-Paul.
«Les discussions avec la police, avec Reper et avec d’autres acteurs menaient tous à cette solution.» Un mandat à 50% sera donc confié à l’automne prochain. «Le travail sera de longue haleine, selon les expériences d’autres communes. J’espère qu’on pourra assurer ce service sur la durée.»

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