Le nouveau défi de Gaëlle Thalmann

| jeu, 30. aoû. 2012
Gaëlle Thalmann évolue depuis cette saison en Italie. Une nouvelle expérience pour la Bulloise, après la Suisse et l’Allemagne. En forme actuellement, elle a également retrouvé l’équipe de Suisse.

PAR VALENTIN CASTELLA

Après le championnat de Suisse et la Bundesliga allemande, Gaëlle Thalmann découvre une nouvelle culture footballistique. Depuis le 6 août dernier en effet, la Bulloise de 26 ans a commencé sa préparation avec son nouveau club: l’ASD Torres Calcio. Située en Sardaigne, cette équipe est considérée comme une valeur sûre de l’autre côté des Alpes. Champion lors des trois derniers championnats, l’ASD Torres Calcio figure au sixième rang du classement UEFA.
Lorsque les Italiens l’ont contactée, Gaëlle Thalmann n’a logiquement pas hésité longtemps, elle qui sortait d’une saison décevante à Leipzig, en Bundesliga: «Comme ma mère est italienne, je bénéficie du passeport transalpin. Cela a facilité mon transfert. Pour moi, c’était une chance à ne pas manquer.»
Actuellement en pleine période de préparation, la gardienne gruérienne ne sait pas encore quel sera son rôle dans l’équipe: «Pour le moment, il n’y a pas de hiérarchie. Avec ma concurrente, nous avons joué toutes les deux en matches amicaux. Je suis assez sereine, car je me suis bien entraînée ces dernières semaines. Le programme poussé, avec deux entraînements par jour, m’a très bien convenu. J’ai donc toutes mes chances de partir titulaire, même si rien n’est encore défini.»
En Sardaigne, Gaëlle Thalmann semble avoir retrouvé le sourire après plusieurs expériences plus ou moins décevantes: «Certains me disent que je change souvent de club. Oui, mais il faut aussi comprendre pourquoi. A Potsdam, je ne jouais pas beaucoup. Je suis donc partie à Hambourg. Là-bas, je me suis blessée au pied et j’ai ensuite perdu ma place de titulaire. Je suis alors revenue en Suisse et j’ai à nouveau tenté ma chance en Bundesliga la saison suivante. Mais cette dernière année ne s’est pas bien passée, car je me suis blessée au genou et je n’ai pas pu jouer de tout le printemps. Lors de cette période, j’ai d’ailleurs pensé à tout arrêter. Mais, finalement, j’ai bien fait de continuer, car cette nouvelle expérience en Italie me plaît beaucoup.»


«Plus technique»
Dans un championnat qui sera plus «technique et tactique» que l’allemand et bien meilleur que la LNA helvétique, la Gruérienne pourrait donc prouver sa valeur. Et pas seulement en Italie, mais également sur le plan continental. «En tant que champion, le club participera à la Ligue des champions. L’objectif est de se qualifier pour les quarts de finale. De plus, nous espérons conserver le titre national acquis la saison dernière.»
En choisissant l’Italie, Gaëlle Thalmann s’est ouvert un nouvel horizon qui s’était plus ou moins assombri en Bundesliga en raison d’une nouvelle blessure. De l’Est allemand au bord de mer de la Sardaigne: le choc des cultures a été réel et bénéfique pour la gardienne qui évolue désormais avec le statut de joueuse professionnelle.

 

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De retour en équipe de Suisse


Gaëlle Thalmann n’avait pas revêtu le maillot de l’équipe de Suisse depuis novembre 2011. La semaine dernière, la Bulloise a regoûté enfin au niveau international face à l’Autriche (victoire 2-1). De plus, elle a déjà été convoquée pour les deux prochains rendez-vous officiels que sont les rencontres de qualification pour le prochain Euro, qui auront lieu le 15 septembre en Turquie et le 19 septembre au Kazakhstan. «Je suis très contente d’être revenue en équipe de Suisse, explique-t-elle. Désormais, j’espère être appelée lors de chaque rencontre et pourquoi pas viser une place de titulaire. Nous sommes actuellement cinq en lice. Avec Jennifer Oehrli, qui compte également quinze sélections, je suis la plus expérimentée. Je pars avec un temps d’avance sur les jeunes qui débutent. Mais, si je ne joue pas en club, tous ces objectifs ne seront pas réalisables.»
La Bulloise entend bien tout entreprendre pour défendre les buts de l’équipe de Suisse, qui disputera, dès septembre 2013, la campagne de qualification pour la Coupe du monde 2015. «La qualification dépendra du tirage au sort du groupe. Ces dernières années, nous n’avons jamais vraiment eu beaucoup de chance. De plus, l’équipe doit encore faire preuve de davantage de constance. Elle est en progrès grâce à de nombreuses joueuses qui évoluent à l’étranger, mais elle peut vite allier le bon et le moins bon. Elle a, par exemple, battu l’Espagne avant de perdre, trois jours plus tard, face à la Roumanie. Pour se qualifier, il faudra éviter ce genre de défaite face à des adversaires moins bien classées. vac

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