L’incitation financière du canton fonctionne

| mar, 19. fév. 2013
En un peu plus d’un an, 174 places d’accueil extrascolaire à plein temps et 112 places de crèche ont été créées.

PAR DOMINIQUE MEYLAN


Le mécanisme d’incitation à la création de places de crèche et d’accueil extrascolaire est efficace. La directrice de la Santé et des affaires sociales, Anne-Claude Demierre, a présenté un premier bilan hier, un peu plus d’une année après l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi sur les structures d’accueil extrafamilial de jour (LStE). «L’évolution de l’offre est très positive et correspond aux objectifs du canton», s’est réjouie la conseillère d’Etat.


Quatre nouvelles crèches
Les parents disposent désormais de 1328 places dans 48 crèches. Fin 2010, ce total s’élevait à environ 1200 unités pour 44 structures. «Depuis l’introduction du fonds début 2012, près de neuf places sont créées chaque mois», souligne Stéphane Quéru, chef du Service de l’enfance et de la jeunesse.
Le canton a mis en place un fonds cantonal d’incitation de 1,4 million de francs pour les crèches. Jusqu’à fin 2014, chaque unité créée bénéficie d’un soutien de 5000 francs. Au rythme actuel, Fribourg espère atteindre son objectif d’améliorer l’offre de 280 places, d’autant plus qu’une unité à plein temps correspond en moyenne aux besoins de 2,5 enfants.
Le fonds d’incitation n’est de loin pas épuisé. Il contient encore plus d’un million de francs, soit 70% du total. Des projets de nouvelles structures, qui pourraient ouvrir leurs portes en 2013 ou en 2014, sont déjà lancés.
Géographiquement, la Sarine est le district le mieux desservi avec 755 places de crèche à lui seul. C’est aussi la région la plus peuplée. Plus généralement, les centres urbains et les chefs-lieux sont mieux dotés que les campagnes.
Avant 2010, le canton bénéficiait de 50 structures d’accueil extrascolaire. Trois ans plus tard, ce nombre s’élève à 65. Ces lieux d’accueil proposent 1011 places le matin, 1761 à midi et 1248 en fin d’après-midi. Dans ce domaine aussi, le canton espère arriver à son objectif: offrir 330 nouvelles places à plein temps fin juin 2014.
Actuellement, il se situe à mi-parcours. Un peu plus de la moitié du million de francs dévolu à la garde des enfants en âge de scolarité a été attribué. Les nouveaux projets fleurissent: la DSAS en a comptabilisé 22.


Encore des listes d’attente
La pénurie a-t-elle pour autant disparu? Anne-Claude Demierre ne se risque pas à affirmer cela. «Il existe encore des listes d’attente. La situation n’est pas idéale», reconnaît la conseillère d’Etat.
Pour obtenir un état plus précis de la situation, les communes ont été sollicitées. Elles doivent fournir une évaluation de leurs besoins en matière d’accueil extrafamilial. Plus de 80 d’entre elles ont déjà donné une appréciation. Les retardataires ont été rappelées à l’ordre. Les résultats finals devraient être disponibles cet été.
Même si les objectifs étaient atteints, le combat contre la pénurie ne serait pas forcément gagné. Le canton espère arriver aux normes de l’UNICEF, voire de la Commission européenne. Mais avec l’offre, l’appétit grandit. Et la société évolue. Le canton fera le point en 2015, au terme de cette période d’incitation. «Au besoin, nous pourrions prendre d’autres mesures», avance Anne-Claude Demierre.
En plus d’élargir l’offre, la nouvelle Loi sur les structures d’accueil extrafamilial de jour devait rendre la garde des enfants financièrement plus accessible. Depuis son entrée en vigueur, le canton a versé 3,3 mio de subventions. Les employeurs ont été sollicités à hauteur de 900000 francs environ, versés à titre d’acompte.
Le canton n’est pas seul à s’inquiéter du manque de structures d’accueil extrafamilial. La Confédération possède son propre fonds d’impulsion. Les 7,8 mio attribués à Fribourg n’ont pas été épuisés. Il reste encore 1,7 mio pour 2013.

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