Les classes enfantines déjà à flux tendu

| jeu, 14. fév. 2013
Le cercle scolaire Bulle-Morlon introduit les deux ans d’école enfantine. La situation est déjà à flux tendu, malgré l’inauguration prochaine des nouveaux bâtiments. Une autre école est envisagée en haut de la rue de Vevey.

PAR PRISKA RAUBER

Plus de 500 enfants investiront les classes enfantines à la rentrée 2013, dans le cercle scolaire Bulle-Morlon. Dont près de 250 en première année, qui font partie de la première volée à devoir accomplir onze ans de scolarité obligatoire. Et 260 qui vont entrer directement en 2e enfantine. Un nombre non négligeable, qui dépasse largement celui des 180 élèves en moyenne qui commençaient leur cursus scolaire jusque-là.
«L’influence de l’essor démographique est importante. Des quartiers entiers se remplissent et vont continuer à se remplir», relève André Schibler. Selon l’étude mandatée par la ville de Bulle et l’Association des communes, la Gruyère affiche un taux de croissance annuelle moyen de 2,13%, contre 0,8% pour la Suisse. D’ici à 2025, l’effectif des écoles enfantines pourrait atteindre un total de 1000 élèves.
Mais nul besoin d’attendre dix ans pour se retrouver avec plus de classes que de locaux. «C’est déjà le cas pour cette rentrée scolaire 2013-2014», indique André Schibler. Alors même que les nouveaux bâtiments vont être inaugurés en août. Ils offriront quinze classes enfantines supplémentaires (six à La Tour-de-Tême, six à la Condémine et trois à la Léchère), qui portent à 31 le nombre de classes à disposition. Il en manquera toutefois sur les sites de la Condémine et de la Léchère pour absorber tous les nouveaux élèves inscrits. «Nous disposerons de 13 classes à la Condémine et à ce jour, il faut en ouvrir 14. Il en existe trois à la Léchère alors qu’il faut ouvrir six classes.»


Dans les classes primaires
Mais rien de dramatique, tempère André Schibler. «A la Condémine, une classe enfantine prendra place dans le bâtiment des classes primaires et à la Léchère, trois classes intégreront aussi des salles prévues pour les primaires. Elles ne sont pas aménagées aussi adéquatement peut-être, mais elles ne sont pas inadaptées. D’autant que durant de nombreuses unités (20 sur 28), les classes à deux niveaux seront divisées. Elles ne compteront donc que douze élèves. Ils y seront à l’aise!»
Si l’administrateur scolaire ne s’affole pas, il estime tout de même qu’il ne faut «pas traîner avant que de nouveaux bâtiments ne soient à disposition». La commune acquiesce. «D’après la première étude démographique réalisée en 2006 – sur la base de laquelle nous avons développé le projet des bâtiments actuellement en construction – nous étions censés tenir jusqu’en 2025», explique David Seydoux, conseiller communal en charge de l’enseignement. «Mais selon la dernière étude (mentionnée plus haut), la projection indique que nous risquons d’être serrés en 2015 déjà.»
L’édile se veut toutefois rassurant. «Les nouvelles constructions nous donnent des possibilités pour voir venir encore quelques années. Par exemple, transformer des classes pour l’heure dévolues aux travaux manuels. Toujours est-il qu’il faut prévoir la suite», concède David Seydoux.


Bâtiment des sociétés
Raison pour laquelle le bâtiment des sociétés, à la rue de Vevey, pourrait être transformé en école. «C’est une possibilité, admet le conseiller communal. Mais aucun choix n’a encore été arrêté.» L’emplacement est cependant idéal pour aboutir à un quadrillage adéquat de la ville, qui permettrait d’éviter certains problèmes de mobilité.
«L’axe nord-sud est couvert, avec la Léchère et la Condémine. Il faut maintenant projeter des écoles sur l’axe est-ouest, soit le haut de la rue de Vevey et le Terraillet.» A ce dernier emplacement, la commune possède un terrain d’un peu moins de 10000 m2. «Mais là, il n’y a pas d’urgence, précise David Seydoux. Tant que le quartier ne se développe pas, inutile d’y implanter une école. Le plus urgent est de trouver une solution pour la rue de Vevey.»
Et d’ajouter que «toutefois, le bâtiment des sociétés ne dispose pas de salle de gym… Il faudrait aussi trouver une alternative pour les sociétés qui utilisent les locaux.» Une autre option serait de construire un bâtiment. «Comme je l’ai dit, nous étudions les possibilités.»
En attendant une école, les petits élèves de la rue de Vevey pourront très certainement compter sur un transport scolaire.

 

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(Re)déplacement d’élèves
«Malheureusement, quand on habite au bord d’un océan, on a davantage de risques de subir les effets d’un tsunami qu’à l’intérieur des terres.» Comme l’image l’administrateur scolaire André Schibler, les élèves habitant la «rive droite» de la route de Riaz, direction nord (rues de Vuippens, du Câro, des Pilons, de Corbières, de Riaz), résident au bord de l’océan. Ces élèves-là sont en effet victimes des nouveaux ajustements dans l’affectation des sites, dus à l’introduction des deux années d’école enfantine et à l’inauguration des nouveaux bâtiments.
Des élèves qui, il y a trois ans, ont été dirigés de la Condémine vers la Léchère. «Puisque cette dernière se vidait et que la Condémine devenait trop petite, rappelle André Schibler. Le quartier sous la Rieta se remplissait. Maintenant, comme trois classes enfantines de plus arrivent à la Léchère et que la Condémine s’est agrandie, il faut rapatrier cette cinquantaine d’élèves.» A noter que ceux qui entrent en 6e primaire en août peuvent demander à rester à la Léchère, «pour ne pas perturber la préparation de la procédure de préorientation».
Certains parents n’ont pas caché leur déception, eux qui préféraient voir leurs enfants rester à la Léchère, un site plus petit, à la meilleure réputation paraît-il. Mais André Schibler tient à souligner que «la Condémine a ses richesses. Certes, le site est plus populaire. Certes, il y a davantage d’allophones. Mais est-ce un mal? Je ne pense pas.» PR
 

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