C’est parti pour un Comptoir gruérien de la plus belle eau

| ven, 25. oct. 2013
Un cortège d’invités a découvert en primeur, hier matin, le 9e Comptoir gruérien. Une manifestation qui entend donner l’eau à la bouche. Quelque 130000 visiteurs sont attendus jusqu’au 3 novembre.

PAR YANN GUERCHANIK


Pas de discours fleuve pour Cédric Yerly. Le directeur du Comptoir gruérien 2013 s’est contenté de remerciements avant d’inviter un cortège d’invités «à plonger au cœur de la fête». La crème des politiciens et tout le gratin de l’économie cantonale ont eu le droit, hier matin, de découvrir en primeur une 9e édition placée sous le thème de l’eau.
Pour filer la métaphore, le traditionnel couper de ruban s’est changé en l’ouverture d’une hydrante. A la manivelle, la plongeuse Madeline Coquoz et la navigatrice Nathalie Brügger. D’un tour de vis, elles ont actionné la fontaine du hall d’accueil, pas exactement les grandes eaux de Versailles, mais assez pour donner un départ solennel.
Vers 10 h, les officiels se sont élancés sur le parcours de 1,6 km. De la montée, de la descente et même un col pour sillonner les routes du Comptoir. Une étape en 220 stands. En tête de peloton, les Coraules. En voiture-balai, Nadine Gobet. Membre du comité d’organisation, elle a veillé à ce que tout le monde avance. Chose facile au début, moins après une demi-heure.
Boire ou parcourir, il faut choisir. Le gosier à peine hydraté, les convives reprenaient la marche. Pour étancher, trois stands plus loin, leur soif de découverte. Le 9e Comptoir gruérien réserve son lot de surprises. Pas de doute, les exposants ont mis les bouchées doubles.


«Le Comptoir le plus abouti»
Un signe qui ne trompe pas: «Il n’y a jamais eu autant de monde à l’apéritif des exposants, qui se déroule traditionnellement la veille de l’ouverture, confie Christophe Maurer. Cela veut dire que les exposants se sont parfaitement préparés pour l’événement.» Pour le vice-directeur administratif, qui a vécu sa première édition en 1993, le Comptoir 2013 est le plus «abouti» de tous.
«C’est la première fois que les hôtes d’honneur traitent tous du thème du Comptoir.» Autre constat: «Les gens sont particulièrement sereins cette année. Quand l’économie va, on investit davantage. Et puis, on vient plus que jamais au Comptoir pour dire merci à ses clients. Auparavant, on venait surtout pour y faire des affaires. Il y a un côté public relations qui s’est développé.»
D’ailleurs, les exposants sont de plus en plus nombreux à faire appel à des entreprises de communication. Et cela se voit. Le comptoir ne déroge pas à sa tradition festive et conviviale: on peut comme de coutume flâner de bars en restaurants et la grand-messe gruérienne n’a rien perdu de son âme. Mais, bon nombre de stands ont atteint un «rendu» très professionnel, qui ne mise pas uniquement sur le cachet gruérien.
Hôte d’honneur et symbole de toute une région, L’Eau d’ici est à ce titre révélateur. Son stand se présente comme un condensé de technologie qui met en lumière des composantes régionales. Le film qui considère le rôle de l’eau dans le Sud fribourgeois est non seulement impressionnant technologiquement – une projection sur un mur d’eau – il est bluffant en lui-même. Presque une pub Nike pour encenser une région fière et prospère. Il y a de l’envie dans ce Comptoir 2013, mais assurément des moyens aussi. La région cueille les fruits d’une économie dynamique. Et cette cueillette se mesure à chaque contour.
Quatre ans après sa dernière édition, le Comptoir fait entendre la pulsation d’une région de manière inédite. «Il faut choisir le moment opportun pour l’organiser. Quand l’économie en a besoin et quand les exposants veulent montrer quelque chose», clame le fondateur et président Albert Michel. En 2013, les planètes semblent bien alignées.

 

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