Le Grand Conseil dit au revoir à Isabelle Chassot

jeu, 10. oct. 2013
La conseillère d'Etat Isabelle Chassot, qui s'apprête à diriger l'Office fédéral de la culture, a participé jeudi à sa dernière session du Grand Conseil. Elle y avait fait son entrée il y a 22 ans comme députée PDC.

Le président du parlement, Pascal Kuenlin , salue une «femme d'Etat». Sa popularité s'est vérifiée dans les urnes en 2001, 2006 et 2011 lorsqu'elle était élue ou réélue au gouvernement. Mais aussi quand le souverain lui a donné raison, rappelle-t-il, mentionnant entre autres l'introduction de la 2e année d'école enfantine ou l'adhésion de Fribourg à l'accord Harmos.
Il a aussi évoqué l'année 2001, lorsque le peuple fribourgeois avait fait confiance à cette jeune femme, alors âgée de 36 ans, pour le gouverner. «Il est piquant de relever qu'aujourd'hui, ce même peuple a le choix entre deux mâles quinquagénaires pour vous remplacer.»
En chiffres, ses 12 ans à la tête de l'instruction publique s'illustrent par près de 200 textes législatifs dont une cinquantaine de lois et décrets votés par le Grand Conseil, une soixantaine d'écoles et salles de sport inaugurées, 1100 discours prononcés et un budget dépassant le milliard de francs pour la première fois en 2014. S'y ajoutent 622 réunions du gouvernement, avec le constat que «la collégialité est à réinventer à chaque séance».
«On ne peut donner que deux choses à ses enfants: des racines et des ailes». Isabelle Chassot a cité ce proverbe oriental qui l'a accompagnée pendant ses années au gouvernement et à la Direction de l'instruction publique, de la culture et du sport. Il reflète pour elle la dialectique entre les racines d'un héritage à transmettre et les ailes d'un savoir qui est la promesse d'un progrès, collectif comme individuel.
Et d'appliquer la métaphore des racines et des ailes aussi au canton dans son ensemble: même s'il connaît un essor économique et démographique et a atteint le niveau de vie de ses voisins, il ne doit se garder d'être trop sûr de lui et ne pas oublier d'où il vient, a dit Mme Chassot, née à Saint-Prex (VD) «dans l'une des nombreuses familles fribourgeoises contraintes à l'exil économique».
Du reste, c'est justement ce «mariage subtil de la tradition et de la modernité» qui façonne l'image du canton à l'extérieur, ajoute-t-elle. «Pour beaucoup, Fribourg est une sorte de Suisse en miniature», avec ses deux langues et deux cultures. On en attend souvent de l'inspiration en matière de solutions équilibrées et rassembleuses, remarque-t-elle notamment en présidant la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique.
Reste que le canton, qui frise les 300000 habitants, a vu sa population se diversifier fortement. L'intégration des personnes issues d'autres cantons et pays est l'un des grands enjeux de la prochaine décennie, juge Isabelle Chassot. ATS

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