Le flou règne sur l’ouverture du télémixte en décembre

| mar, 05. nov. 2013
Une mise à l’enquête peu claire concernant la zone de tranquillité de La Berra crée l’incertitude sur la mise en service du télémixte prochainement.

PAR ANGELIQUE RIME

Le flou artistique règne autour de la mise en service du télémixte de la Berra. D’un côté, les responsables des Remontées mécaniques fribourgeoises et locales craignent que l’ouverture ne puisse avoir lieu en décembre. La raison? Un couac dans une mise à l’enquête faite par le Service des forêts et de la faune (SFF). Paru dans la Feuille officielle du 18 octobre, le texte parle de «l’installation de panneaux d’information, délimitation du périmètre» dans la zone de tranquillité qui doit être créée dans la région du Cousimbert et de La Berra. Sa mise en place est une condition sine qua non pour que le télémixte entre en fonction.   
Un intitulé peu clair, qui laisse penser que la grandeur et l’emplacement de cette zone sont mis à l’enquête, alors que le périmètre est déjà défini dans une ordonnance que le Conseil d’Etat devra avaliser la semaine prochaine. «La phrase a été écrite dans le sens:“Ce sont les panneaux qui délimitent le périmètre”, non pour faire référence au périmètre en lui-même, explique Marc Mettraux, chef du secteur faune, biodiversité, chasse et pêche auprès du SFF. Mais il est vrai que l’intitulé est confus et qu’il en a résulté un malentendu.»


Libellé nébuleux
Résultat de ce libellé nébuleux, dix oppositions ont pour l’heure été enregistrées auprès des communes de La Roche, Cerniat et Plasselb. «Elles émanent notamment de propriétaires qui ont peur de ne plus pouvoir accéder à leurs alpages. Toutefois, l’ordonnance stipule qu’ils le pourront toujours. Elle ne concerne pas l’exploitation agricole», détaille Anne-Laure Müller, collaboratrice scientifique au SFF. Actuellement, le service tente de trouver un terrain d’entente avec ces personnes pour qu’elles lèvent leur opposition qui, rappelle Marc Mettraux, «ne concerne formellement que la pose de panneaux».
Philippe Menoud, président des Remontées mécaniques fribourgeoises, est cependant inquiet: «Si on ne pouvait pas ouvrir comme prévu, ce serait une catastrophe! La station dépend entièrement du télémixte.» Selon lui, il s’agit d’une faute des services de l’Etat, mais c’est bien les remontées mécaniques qui risquent d’en faire les frais. «Je vais tout faire pour que cette affaire n’ait pas d’impact sur le calendrier», complète-t-il.


Un risque minime
De l’autre côté, la conseillère d’Etat Marie Garnier rassure. «Ce couac ne «remet pas en cause l’ouverture du télémixte en décembre. Juridiquement, nous ne devons pas nous soucier de ces oppositions. La seule chose qui pourrait arriver serait que nous ne pouvions pas poser définitivement les panneaux et que nous devions trouver une autre solution pour délimiter la zone de tranquillité.» La ministre ajoute que le fait que cette zone de tranquillité «ne fasse pas l’unanimité est connu.»
D’après Marie Garnier, les chances que l’ordonnance qui permettra la mise en place de la zone de tranquillité soit acceptée sont grandes. «L’Exécutif cantonal sera mis au courant de ce libellé mal formulé. Nous allons insister sur le fait que la pose de panneaux et le périmètre de la zone sont deux choses séparées. Le risque qu’il renvoie le dossier auprès du SFF et que nous devions procéder à une nouvelle consultation est vraiment minime», déclare Marc Mettraux. Et Marie Garnier de conclure: «Nous allons procéder à une pesée d’intérêts, tout en veillant à ce que le projet du télémixte puisse se réaliser le plus rapidement possible.»
 

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