Trois acquéreurs pour reprendre l’arsenal

| mar, 17. déc. 2013
Michel Cailleau a présenté, lundi en fin d’après-midi, les trois acquéreurs qui vont reprendre le site de l’arsenal de Bulle.

PAR SOPHIE MURITH

«Abadia va céder la totalité des propriétés qui sont encore entre ses mains à une société en cours de création, City Ouest SA, déclare-t-il. Les actionnaires en seront le promoteur Antonio Carrisi, Privera Invest SA – représenté par Jean-Louis Toffel – et Jean-Bernard Buchs.»

Réaction d’un fournisseur concerné, au sortir de la séance qui aura duré à peine trente minutes: «Notre entreprise connaît personnellement les trois acquéreurs présentés, qui sont tous des entreprises ou des gens sérieux.»


Couvrir toutes les créances
Selon Michel Cailleau, la signature de l’acte notarié devrait intervenir tout prochainement, «dès que la nouvelle société sera inscrite au Registre du commerce». Le montant de la transaction, qui n’a pas été dévoilé, devrait couvrir les créances des fournisseurs et celles des banques «connues et inconnues», soit au minimum 28 millions de francs. «On nous a assuré que les factures seraient intégralement payées entre le 15 et le 25 janvier», ajoute un autre créancier qui espère que, cette fois-ci, la promesse sera tenue.
«Les fonds seront déposés auprès d’un notaire, puis seront versés aux fournisseurs selon une attestation déjà établie au mois d’octobre, explique encore Michel Cailleau. Condition sine qua non, les créanciers devront retirer leurs hypothèques légales et leurs poursuites. Ils se sont engagés à considérer ce versement comme solde de tout compte.»


Un avenir à définir
Michel Cailleau reste flou sur le rôle qu’il tiendra dans la poursuite du projet. «Je ne me retire pas, assure-t-il. Les nouveaux propriétaires attendront le mois de janvier pour établir leur stratégie. Dans leur acquisition, ils ont considéré la totalité du projet que nous avions conçu. Je tiendrai les plans à leur disposition.» Le projet de réaffectation du site de 65277 m2 était pharaonique. Il prévoyait notamment des logements, un centre ludosportif, un appart’hôtel, un EMS et un centre de rééducation privés.
Quant à Abtek construction, son autre entreprise, Michel Cailleau assure qu’il n’y a aucun souci à se faire pour elle. «Dorénavant, Abtek proposera des offres de service aux nouveaux propriétaires comme n’importe quelle autre. Nous ne sommes pas en danger, nous avons suffisamment de mandats en cours.»
Michel Cailleau avait déjà dû vendre, il y a quelques mois, les parcelles qu’il détenait à la rue du Vieux-Pont, à Bulle. «Cela m’a permis d’éponger certaines de mes dettes à la banque.» Le promoteur se dit soulagé et affirme: «Au terme de onze mois de combat, je pourrai marcher la tête haute.»

Commentaires

Marcher la tête haute pour Michel Cailleau c'est une aberration. Certains de ces employés n'ont toujours pas été payés et pour la plupart la situation reste difficilement gérable (dettes de plusieurs dizaines de milliers, rapports de confiance avec les bailleurs etc). Certains d'entre-eux ont dû engager des poursuites et procédures judiciaires coûteuses. Depuis onze mois le promoteur Français se bat, mais à toujours dit à qui voulait l'entendre que la situation est difficile que depuis Août. Encore des mensonges. C'est dommage.

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