Une intense année de travail et de plaisir

| jeu, 19. déc. 2013
Anne-Claude Demierre termine son année de présidence du Conseil d’Etat satisfaite d’avoir assuré la cohésion du collège et heureuse d’avoir rencontré les Fribourgeois.

PAR JEAN GODEL

Déjà qu’une année de directrice de la Santé et des affaires sociales est bien chargée, qui plus est en pleine période de redéfinition de la stratégie hospitalière du canton, imaginez, en plus, une année à la présidence du Gouvernement fribourgeois! C’est ce à quoi s’est amusée Anne-Claude Demierre en 2013. Amusée, oui, car elle a avoué hier, lors de sa conférence de presse bilan, y avoir pris beaucoup de plaisir.
Plaisir à aller à la rencontre de tout le canton – comme en 2005 lorsqu’elle avait été présidente du Grand Conseil – lors de 185 manifestations (une tous les deux jours) et à l’occasion de 130 discours. Avec, à la clé, cette surprise: l’énorme engagement bénévole des Fribourgeois au sein des sociétés. «C’est un canton extraordinaire!» s’est exclamée hier la socialiste.
Elle avoue donc avoir savouré chaque instant de son année présidentielle malgré la surprise du départ d’Isabelle Chassot et le difficile exercice d’un Plan de mesures structurelles et d’économies. A ces occasions, Anne-Claude Demierre a pu tester la cohésion du collège gouvernemental: «Elle est très grande. Le respect et la sérénité ont été pratiqués toute cette année.»
Ce souci de la cohésion aura d’ailleurs été sa patte, avoue-t-elle, avec la volonté de parvenir le plus possible à des décisions consensuelles: «Un vote au sein du Conseil d’Etat est toujours vécu comme un échec. Il y a en a eu, certes, mais très rarement.»


A chacun sa place
La volonté aussi de laisser à chacun sa place au sein du collège, anciens comme nouveaux. Ce qui, à l’entendre, a très bien fonctionné, y compris avec l’intégration récente du dernier venu Jean-Pierre Siggen. Un pari pas si évident après le «règne» du Gouvernement de la dernière législature, réputé loin à la ronde pour sa cohésion.
Anne-Claude Demierre s’est aussi appliquée à rendre plus efficace le fonctionnement du Conseil d’Etat, notamment durant ses séances, en dégageant du temps pour les dossiers essentiels. Un gros travail d’organisation des séances auquel elle ne s’attendait pas, a-t-elle avoué.
Tant d’énergie pour une seule année? «C’est une chance», assure la Gruérienne. Une présidence tournante permet à chaque membre du Gouvernement d’assumer concrètement et pleinement cette charge, qui n’est pas juste un titre: «Ce contact avec la population est la force du Conseil d’Etat fribourgeois.» L’occasion aussi, pour Anne-Claude Demierre, de rappeler l’énorme travail de fond des collaborateurs de l’administration cantonale, indispensable à la bonne marche de l’Etat.
Enfin, il n’est pas sûr que ce rythme présidentiel soit tenable plusieurs années de suite, a conclu la sortante. Laquelle se réjouit de prendre enfin une semaine de vacances à Noël.

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Une année
de présidence, c’est…

…cinquante séances du Conseil d’Etat à diriger dont 13 en partie sur le Plan de
mesures structurelles et d’économies (trois y ont été entièrement consacrées en plus de 45 séances de groupes et sous-groupes sur le sujet); 42 visites, réceptions et voyages officiels dont la réception des ambassadeurs à Berne, la réception du Gouvernement de Schaffhouse à Fribourg ou la commémoration du 500e anniversaire de l’entrée des deux Apenzell dans la Confédération; 185 manifestations en terres fribourgeoises comme à la Poya d’Estavannens; 130 discours; un voyage à Washington; une journée du Conseil d’Etat au vert à Cerniat à cueillir des herbes, puis à préparer un repas ensemble; des journées de 24 heures seulement. Liste de loin pas exhaustive. JnG

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