Six kilomètres de piste pour s’éclater en luge

| mar, 07. Jan. 2014
La station inaugure cet hiver sa piste de luge. L’occasion d’une descente nocturne, éclairée à la lampe de poche.

PAR JEREMY RICO

Il est déjà près de 20 h. Le télésiège de Bellegarde tourne encore. A quelques mètres de l’installation, Jean-Marie Buchs attend, une lampe de poche à la main. «Les luges sont déjà au sommet. Allons-y!» Le responsable du tourisme de Bellegarde joint l’acte à la parole. La barrière de sécurité se baisse. Le télésiège entame son ascension.
Seuls les pylônes sont entourés d’un faible halo lumineux. A dix mètres du sol, plongé dans le noir, entre isolement total et légère inquiétude. Place à l’auto-persuasion: «Tout est sous contrôle. En cas de panne, le smartphone a encore de la batterie. Personne ne restera bloqué ici toute la nuit.» Le programme de la soirée est bien différent: six kilomètres de descente en luge. Une petite heure pour dévaler les 500 mètres de dénivellation de la nouvelle piste de luge de Bellegarde.


Jour et nuit
Arrivé au sommet, Jean-Marie Buchs distribue les luges. Une par personne. Il faut encore marcher quelques centaines de mètres avant de pouvoir commencer la descente. Lampe de poche pointée devant lui, l’habitant de Bellegarde montre la voie. «La piste est ouverte de jour depuis le début de l’hiver. Nous avons aussi décidé d’organiser des sessions de nuit, lors des soirs de pleine lune.  Au total, trois soirées sont au programme, le 17 janvier, le 15 février et le 15 mars.»
Place à la descente. Assis sur les lanières en cuir de la luge, les premiers mètres sont hésitants. Maîtriser l’engin demande quelques instants. Le pied droit sur la neige pour tourner à droite, le gauche pour aller à gauche, les deux pour freiner. Il faut un moment également pour appréhender la pénombre. On devine le parcours. Il serpente le long du chemin de randonnée qui fait le tour des Gastlosen. La vue est à couper le souffle. La chaîne de montagnes se dessine en ombre, dans un ciel presque orangé. Juste en dessous, une lumière puissante: le chalet du Soldat. En contrebas, le village de Bellegarde arbore encore ses décorations de Noël. On devine presque l’intérieur des habitations.


Pour les familles
La luge prend un peu de vitesse. Juste ce qu’il faut pour procurer un vrai sentiment de glisse. Un lacet sur la gauche, une grande ligne droite, un autre virage sur la droite. Quelques mètres plus loin, la lampe de poche de Jean-Marie Buchs éclaire faiblement le parcours.
«Cette piste s’adresse surtout aux familles. Notre nouveau télésiège est plus rassurant que l’ancienne installation. Depuis son ouverture, cette clientèle vient plus facilement dans notre station. Nous voulions leur proposer une autre activité que le ski. On peut bien sûr louer des luges, mais les enfants peuvent aussi prendre leur propre bob pour descendre.» On imagine la descente au volant d’un bob. Cette impression de jouer à Sebastien Loeb en plein rallye de Laponie.


Glisse en toute sécurité
De la glisse et des sensations, oui. Mais en sécurité. La station de Bellegarde a investi près de 100000 francs pour rendre sa piste de luge la plus agréable possible. Une dameuse passe régulièrement pour aplanir la neige.
Aux extrémités de la piste, des bordures en neige préviennent des accidents. «Les préparatifs ont commencé cet automne déjà. La plupart des travaux ont été faits sur la première partie de la piste, pour relier le haut du télésiège avec le début de la descente.»
Encore un virage, et déjà la descente se termine. Un petit coup d’œil sur la droite. Plusieurs centaines de mètres plus haut, sur la montagne, des lumières bougent. D’autres lugeurs entament seulement le parcours. Retour au point de départ, le télésiège tourne toujours. Au diable la peur de la panne, on repartirait bien pour une descente.
 
 

Ajouter un commentaire

CAPTCHA
Cette question est pour tester si vous êtes un visiteur humain et pour éviter les soumissions automatisées spam.

Annonces Emploi

Annonces Événements

Annonces Immobilier

Annonces diverses