Intervention lourde à la station Migrol

| mar, 08. avr. 2014
Vétuste, la station-service de Gruyère-Centre est fermée pour rénovation complète. Un chantier qui durera quatre mois. Licenciés, les six employés se verront offrir un nouveau poste à la réouverture.

PAR JEAN GODEL

Les habitués l’auront remarqué: le 30 mars dernier, la station-service Migrol, derrière Gruyère-Centre à Bulle, a fermé ses portes pour travaux. En fait, une transformation complète qui verra une enseigne Migrolino remplacer l’ancien shop Migrol. «La station était très ancienne et les standards techniques dataient», explique Daniel Krumm, responsable du Service des constructions chez Migrol.
Si la structure est maintenue, tout le reste va changer au terme d’un chantier de quatre mois estimé à 2,3 millions de francs. Ainsi l’atelier, dont l’activité n’était plus suffisante aux yeux des responsables, laissera la place au futur «magasin de commodité» Migrolino – l’entité de la coopérative Migros pour les produits quotidiens, avec des points de vente dans les gares, les endroits stratégiques des villes, les stations-service ou les restoroutes.


Produits frais et alcool
Sur une surface de 100 m2, la gamme de produits Migros sera étendue, notamment avec un rayon frais, des boissons alcoolisées, un coin presse ainsi qu’un coin café. Le shop actuel servira de lieu de stockage. Quant au lavage de voitures, il sera légèrement revu à la baisse: sous-exploité, le tunnel sera remplacé par un portique à automate, sans personnel. Et quatre des cinq places de lavage en self-service subsisteront à côté de cinq postes d’aspirateur.
Mais c’est au niveau de la distribution d’essence que les travaux seront les plus délicats: aussi bien les citernes et les canalisations en sous-sol que le revêtement de surface en béton, tous vétustes, doivent être remplacés, interdisant tout maintien de l’activité durant les travaux pour des raisons de sécurité. «Des analyses du sol doivent aussi être faites pour voir si un assainissement est nécessaire», explique Daniel Krumm. Une incertitude qui empêche pour l’heure de donner la date précise de la réouverture, probablement au cours de la première quinzaine d’août.


Six licenciements
Reste que ce chantier a des effets néfastes sur les six employés de l’enseigne, tous licenciés pour la durée des travaux. «Le chantier nécessite une fermeture complète et je n’ai pas pu les réembaucher ailleurs», se défend Francis Horner, patron de Migrol Auto Service SA, à Bulle, soulignant leur avoir signifié leur licenciement dans les délais légaux. Sous cette enseigne, l’homme gérait en franchise cette station ainsi qu’une autre à La Tour-de-Trême, laquelle emploie déjà son propre personnel à l’enseigne de Migrolino. Aucun transfert des collègues touchés à Bulle n’a donc pu avoir lieu.
D’ailleurs, Migrol Auto Service SA, société en raison individuelle, a elle aussi été arrêtée à fin mars. C’est que le modèle d’affaires de Migrolino, exclusivement basé sur des franchises, a contraint Francis Horner à fonder une nouvelle société à responsabilité limitée au 1er janvier, laquelle a repris la gestion des deux stations Migrol de Bulle et La Tour. Le patron a proposé à ses employés de les rengager au sein de sa nouvelle entité dès la réouverture du magasin de Gruyère-Centre: «Ils se sont montrés intéressés, à l’exception d’une ou deux personnes et d’une étudiante qui espèrent retrouver du travail entre-temps.»
Ce personnel n’est donc employé ni par Migrol ni par Migrolino. «Migrol possède l’infrastructure et est responsable de la vente des produits pétroliers», détaille Pierre-Alain Vauthey, responsable des ventes Migrol pour la Suisse romande. «Tandis que Migrolino est locataire de Migrol et confie la gestion de ses magasins à des franchisés», précise Daniel Krumm. Qui ajoute qu’en général, Migrol cherche à reloger sur d’autres de ses sites le personnel touché par de tels travaux: «C’est dans notre intérêt.»
Mais Marie-Louise Baumann, porte-parole de Migrolino, société sœur – et indépendante – du géant orange, relativise les possibilités de replacement au sein de l’entreprise: «Par rapport à Migros, nous n’avons pas assez de points de vente pour le faire systématiquement.» Elle assure toutefois que des solutions ont été étudiées dans la région, mais en vain. «Nous serions toutefois contents si les anciens employés de Bulle revenaient travailler pour nous.»

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