FC Bulle, trois matches pour éviter la relégation

| sam, 17. mai. 2014
Dernier du classement de Première ligue, le FC Bulle est sérieusement menacé par la relégation. Il reste trois rencontres aux Gruériens pour remonter la pente. Le président Philippe Kolly et l’entraîneur Hervé Bochud reviennent sur la situation.

Par Valentin Castella

 

Trois matches. Voilà ce qu’il reste aux joueurs du FC Bulle pour sauver leur saison et éviter une deuxième relégation en 2e ligue inter après celle de la saison 2009/2010. Trois matches, c’est neuf points en jeu. Et, ces victoires, les protégés de l’entraîneur Hervé Bochud en auront besoin, eux qui occupent la peu flatteuse dernière place du classement. Avant d’affronter Echallens aujourd’hui à Bouleyres (17 h), les Gruériens accusent une unité de retard sur Monthey, avant-dernier, et trois sur Terre Sainte, qui se situe juste en dessus de la barre.

Une situation délicate due évidemment au manque de résultats des Bullois depuis la reprise printanière. En huit rencontres, ils n’ont décroché qu’un succès. C’était le 15 mars, face à Bavois. Depuis, les Gruériens ont enchaîné quatre matches nuls, avant de s’incliner à trois reprises, face à Guin, Naters et Yverdon le week-end dernier. Trois revers consécutifs qui ont plongé le club de Bouley-res dans une situation qui
n’était pas forcément attendue à la pause hivernale, lorsque l’équipe avait conclu la cuvée 2013 par sept points lors de ses quatre dernières rencontres. L’arrivée de nouveaux joueurs et une sérénité retrouvée devaient, en plus, permettre aux joueurs d’Hervé Bochud de gentiment progresser au classement. Sauf que ce scénario a été plombé par des points perdus bêtement et un enchaînement de matches nuls qui ne leur ont pas permis de s’éloigner de la zone rouge.

A la tête du club depuis trois ans, le président Philippe Kolly a désormais l’habitude de vivre des fins de saison agitées. «Inquiet», mais «pas pessimiste», il revient sur la situation avant la rencontre capitale d’aujourd’hui.

Philippe Kolly, le FC Bulle va-t-il se sauver?
Personne ne peut le dire à l’heure actuelle. La seule chose que nous pouvons faire, c’est espérer que cela se passera bien et que nous allons tout faire pour parvenir à nous maintenir.

Pensiez-vous connaître une telle situation à trois rondes de la fin du championnat?
Durant la pause hivernale, nous avons tout entrepris pour éviter ce scénario, en allant chercher de nouveaux joueurs. Sur le papier, il est indéniable que la qualité est bien présente. C’est même la meilleure équipe que Bulle ait alignée depuis trois ans. A l’entraînement, tout se passe bien, avec un entraîneur écouté et des joueurs motivés. Mais tout cela ne se reflète pas en championnat. Les joueurs ont-ils trop de pression, ne sont-ils pas assez agressifs ou réguliers? Je me pose toutes ces questions. Une chose est certaine: il nous manque quelque chose. Mais je ne sais pas quoi.

Cette dernière place est-elle due à un manque de confiance?
Une chose est sûre, le problème ne se situe pas dans les pieds, mais dans la tête. C’est pour cette raison qu’on ne peut pas se permettre, actuellement, de se montrer pessimiste et négatif. Cela déstabiliserait tout le monde. L’équipe connaît également un souci au niveau de la concentration. Trop de fois, nous avons perdu des points bêtement alors que nous avions la possibilité d’en faire.

Qu’attendez-vous lors de ces trois finales contre Echallens, Meyrin et Martigny?
J’ai contacté quelques joueurs et ils me disent tous qu’ils sont concernés par la situation. Mais, moi, je veux plus. J’attends une révolte de leur part, qu’ils se transcendent lors de ces trois derniers matches. Qu’ils démontrent enfin toutes leurs qualités.

Cette situation affecte-t-elle votre idée de base, qui est de construire un projet à moyen, voire long terme?
Le club est derrière les joueurs et nous devons positiver. Nous sommes ni défaitistes ni optimistes, juste inquiets. Après, quand ça ne va pas, il y a forcément des gens qui n’adhèrent pas, qui disent que nous avons fait des mauvais choix, des erreurs de casting. Oui, peut-être. On est toujours plus intelligent après. Et j’invite toutes les personnes qui ont de bonnes idées à venir m’en faire part. Il y a trois ans, lorsque j’ai pris la responsabilité de la présidence, mon objectif principal était de stabiliser le club. Il nous manque aujourd’hui les résultats.

Avez-vous prévu un scénario catastrophe?
Cela ne changerait rien à notre projet à long terme. Mais, pour répondre à la question, nous ne voulons pas y réflé-chir maintenant. Il reste trois matches et nous serons tous et de tout cœur derrière l’équipe. Elle va se sauver.

 

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«L’équipe est prête à faire face»


A l’aube du 2e tour, Hervé Bochud avait déclaré que son équipe avait onze finales de play-off à disputer. «Aujourd’hui, il nous en reste trois.» L’entraîneur de Bouleyres ne se dit «pas surpris par cette situation». Il s’explique: «Nous savions que le sauvetage serait difficile et nous en avons la confirmation. Car, cette saison, le niveau du championnat a augmenté. Il n’existe plus, comme avant, des équipes à la traîne.»

Souhaitant rester positif, Hervé Bochud affirme: «Malgré trois défaites consécutives, nous avons toujours notre destin entre nos mains. Si nous comptabilisons, nous nous sauverons.» Une situation qui demandera beaucoup de cohésion: «Les joueurs possèdent un bon état d’esprit. Et ce n’est pas maintenant qu’il faut commencer à se poser des questions. Nous devons simplement avancer. L’équipe est prête à faire face. Nous savons que nous avons les moyens de retourner des situations et de gagner des matches. Mais, pour cela, il faudra faire preuve de constance. Une qualité qui nous a fuis lors des trois derniers matches.»

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