Air14 s’offre un dispositif de sécurité sans égal en Suisse

| sam, 06. sep. 2014
Fribourg et Vaud, ainsi que la Confédération se sont alliés pour sécuriser le meeting, à Payerne. Une troupe basée à Châtel-Saint-Denis fait partie du dispositif.

PAR SOPHIE MURITH

En matière de gestion de la sécurité, Air14 s’apparente à un véritable casse-tête chinois. L’événement est organisé par l’armée, avec le concours de civils; le meeting se tient à cheval sur deux cantons et fait se déplacer à Payerne, bourgade de 9000 habitants, plusieurs dizaines de milliers de personnes pour suivre deux week-ends consacrés à l’aviation. Une ville en mouvement donc, avec tous les problèmes qui en découlent.
«Les gens ont le droit de venir en sécurité. Nous sommes parés à tout, même à l’impensable, déclare Denis Froidevaux, chef de l’état-major de conduite du canton de Vaud. Nous serons peut-être surpris, mais pas incapables de réagir.»
Pour parvenir à assurer la sécurité et faire face à la complexité majeure des interventions en raison des accès limités, de la place restreinte et surtout de la foule, les autorités civiles et militaires n’ont eu d’autre choix que de collaborer. Pour la première fois.
Dans la centrale d’engagement, les polices fribourgeoise et vaudoise, les sanitaires, les pompiers, la protection civile, ainsi que les organes de conduite en cas de catastrophe des deux cantons concernés ont été regroupés dans un bâtiment de la caserne de la défense antiaérienne, à Payerne: la maison de la conduite. Un regroupement permettant une réactivité plus importante.


Un concept inédit
Ce quartier général est le point d’entrée de toutes les informations provenant du terrain. Ici sont centralisés, analysés, priorisés et résolus tous problèmes ou demandes. Trente-deux mois ont été nécessaires pour mettre sur pied ce concept.
La maison de la conduite, qui vit vingt-quatre heures sur vingt-quatre, a été installée par la compagnie quartier général 21/1, qui assure aussi la bonne marche technique des moyens de communication et des réseaux informatiques. «Eux s’occupent de la tactique, nous de la technique», résume le major EMG Sébastien Rouge, commandant du bataillon d’aide au commandement 21, parlant de l’état-major tricéphale du département Security and safety.
Pour permettre aux intervenants civils et militaires de travailler dans de bonnes conditions durant la manifestation, 1200 pièces ont été «militarisées» par le «bataillon des geeks», des miliciens choisis pour leurs compétences en informatique.
Ainsi, chaque câble, chaque clavier ou souris, a été étiqueté afin de retrouver plus facilement son propriétaire et son utilité au moment de la reddition du matériel ou en cas de problème technique. «Nous aurons un jour pour tout démonter et rendre le matériel aux services informatiques de chaque canton», explique le major EMG Sébastien Rouge.


Un engagement utile
Le Bullois John Magnin et le Veveysan Julien Berthoud, effectuant leur cours de répétition au sein de la compagnie échelon de conduite 21/2, apprécient d’être engagés «pour du concret». Et le commandant remplaçant de leur compagnie Adrien Bersier d’ajouter: «Nous sommes le lien entre les civils et les militaires.» Ces derniers ont déjà été engagés sur des manifestations comme le Sommet de la francophonie ou le seront bientôt pour la Fête fédérale de lutte et la Patrouille des glaciers.
En quarante heures, tout le matériel, 100 ordinateurs et  plus de deux kilomètres de câbles réseau, a été mis en place, avant que les spécialistes civils n’interviennent pour configurer les systèmes. «A chaque poste, un policier fribourgeois, vaudois ou un militaire doit pouvoir se connecter et travailler sur son programme, précise l’adjudant Marc Meier.
«C’est la première fois que le bataillon d’aide au commandement met à disposition d’une organisation un centre d’intervention de cette ampleur et durant une période aussi longue», précise le major EMG Sébastien Rouge.
En cas d’incident majeur durant la manifestation, la compagnie 21/2 du bataillon d’aide au commandement, basée à Châtel-Saint-Denis, pour la durée d’Air14, mettra en place une citadelle. Ils ont deux heures à partir du moment où la mission leur est transmise. Cette tente gonflable fera alors office de poste de commandement avancé sur la zone sinistrée et abritera dès lors les instances sécuritaires.
Durant la manifestation, les sections compagnie 21/2, maintenues en état d’urgence en cas de catastrophe majeure, exercent le montage de la citadelle, à Torny, sur la place de la police militaire. Ils sont capables de mettre en place le dispositif complet en vingt-huit minutes.
Quatorze hommes de cet échelon de conduite sont également présents de 5 h 30 à 22 h, dans la tour de contrôle de la base aérienne de Payerne, au centre opérationnel tactique qui s’occupe de régler les soucis rencontrés sur la place de fête. Des toilettes bouchées aux enfants perdus.

Lire l'intégralité de l'article dans notre édition papier de ce samedi

 

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