Davantage d'étudiants, mais moins d'échanges

| jeu, 18. sep. 2014
Le nombre d’étudiants continue d’augmenter: l'Université de Fribourg devrait dépasser les 10000 étudiants cette année. En revanche, la votation du 9 février a donné un sérieux coup de frein aux échanges entre universités: ils diminuent de 38%.

Par Dominique Meylan
L’Université de Fribourg devrait dépasser les 10000 étudiants pendant l’année 2014-2015. «Le nombre de nouveaux inscrits
a légèrement augmenté par rapport à la même période de 2013», a rapporté le recteur Guido Vergauwen, lors de la conférence de presse donnée hier à l’occasion de la rentrée. Ce sont principalement les Fribourgeois et les étrangers qui viennent grossir les rangs, alors que les étudiants d’autres cantons sont moins nombreux.

Parmi les motifs de satisfaction, le nombre de nouveaux inscrits pour un master venant de l’extérieur a augmenté de 10%. «C’est très réjouissant, s’est fé-licité Guido Vergauwen. Cela montre l’attractivité de l’Université.» Cette tendance s’observe particulièrement en théologie. Alors que l’alma mater a longtemps accueilli une forte minorité d’étudiants locaux, un quart de ses effectifs est désormais fribourgeois. Cette hausse serait notamment due à la démographie du canton.

Diminution de 38%
La votation du 9 février, avec l’acceptation de l’initiative con-tre l’immigration de masse, a eu des conséquences sur les échanges universitaires. Le nom-bre d’étudiants Erasmus, évalué à environ 200 à 300 par année, a diminué de 38%. Cette baisse est à imputer aux complications administratives.

«C’est un travail énorme de renégocier avec toutes les universités», rapporte le vice-recteur Thomas Hunkeler. Certaines institutions, notamment dans les pays d’Europe de l’Est, refusent les échanges, précisément en raison du travail généré. «Cela peut faire mal à une université qui compte une chaire de slavistique», commente Daniel Schönmann, secrétaire général sortant.

Toutefois, une nouvelle possibilité s’offre aux étudiants fribourgeois en mal de mobilité. L’alma mater a signé de nouveaux accords avec trois uni-versités chinoises, notamment celle de Fudan à Shanghai, considérée comme le Harvard chinois. «Cela ouvre d’autres perspectives sur l’internationalité de l’Université», souligne Guido Vergauwen.

Pour l’Institut Adolphe Merkle, cette rentrée est synonyme de déménagement. Les quelque 70 membres de l’équipe ont quitté la semaine dernière leurs locaux provisoires de Marly et ont déposé leurs cartons dans de nouveaux laboratoires cons-truits dans l’ancienne clinique Garcia à Fribourg. «L’infrastructure a été conçue avec des zones interactives pour susciter des échanges créatifs», explique Guido Vergauwen.

De Cambridge à Fribourg
L’Institut Adolphe Merkle est encore appelé à se développer. Il devrait occuper quelque 120 chercheurs à terme. Dernier transfert en date et pas des moindres: le professeur Ullrich Steiner, pionnier dans le domaine de la structure et des propriétés des matériaux, a quitté l’Université de Cambridge pour poursuivre son activité à Fribourg. Les nouveaux locaux seront inaugurés et présentés au public le 29 novembre.

Les étudiants en master bénéficient depuis cette rentrée d’un nouveau programme, baptisé Quali+. Ils peuvent suivre, en plus de leur cursus, des cours du soir en droit, en économie ou en philosophie. Cette ouverture sur d’autres branches doit leur permettre de se démarquer sur le marché du travail.
«Cela correspond manifestement aux préoccupations de nos étudiants», rapporte Thomas Hunkeler. Le succès est au rendez-vous: l’Université a dû refuser une trentaine de personnes sur les 120 intéressées. Le programme est soutenu par une entreprise privée, Michelin, qui a alloué plus de 700000 fr. à répartir sur les six prochaines années.

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