Personne ne peut prendre la place de Magali Vallée

| mar, 09. déc. 2014
Une Bulloise est l’actuelle championne de Tout le monde veut prendre sa place, sur France 2. Elle a remporté lundi sa 29e victoire. La Française raconte l’envers du décor.

PAR JEROME GACHET
 

Créé par Nagui en 2006, Tout le monde veut prendre sa place cartonne. Entre deux et trois millions de téléspectateurs sont chaque jour au rendez-vous à midi sur France 2. Avec cette question lancinante: la championne va-t-elle conserver son fauteuil?
Depuis un mois, c’est une Bulloise qui trône: Magali Vallée, 45 ans, a décroché lundi sa vingt-neuvième victoire, accumulant un pécule de près de 30000 euros. L’émission de ce mardi vaut son pesant d’or: en cas de trentième succès, elle remportera un voyage, son deuxième depuis le début de son règne.


A Bulle depuis huit ans
Le principe est simple: chaque jour, six candidats s’affrontent sur des questions de culture générale afin de désigner le challenger. Celui-ci défie la championne en titre qui défend chèrement sa peau. En cas de défaite, cette dernière peut même tenter de garder sa place en proposant de l’argent au candidat qui l’a battue. Une option dont elle a dû user.
Installée à Bulle depuis huit ans avec Cyril, son mari, Magali Vallée raconte son aventure: «Tout cela commencé par une blague de ma fille. Elle m’a dit: “Depuis le temps que tu nous soûles à répondre à toutes les questions, pourquoi ne participes-tu pas aux sélections? J’ai fini par m’inscrire.»


L’attitude comme critère
Elle se retrouve ainsi à Annecy début septembre. «Je me suis rendue là-bas sans imaginer un instant que je passerai à la télévision», glisse-t-elle. L’écrémage commence. Le choix des candidats se fait sur deux critères: les réponses à des questions, bien sûr, mais aussi l’attitude de la personne. «Nous devions nous présenter comme on l’aurait fait face à Nagui. Il faut être souriante et avoir de la répartie.» La suite, on la connaît: Magali Vallée est sélectionnée. Rendez-vous est pris le 16 octobre à Paris. Ce jour-là, elle renverse Camille. «Honnêtement, je ne pensais pas avoir les capacités de prendre le fauteuil. J’y suis allée pour m’amuser et découvrir l’envers du décor.»
Impressionnistes, littérature, MC Solaar… Magali Vallée a réponse à tout. Elle dit tenir cela de sa curiosité, «en lisant beaucoup». Rien à voir avec cette candidate qui passait son temps à potasser ses fiches…
Elle-même n’a pas l’impression que beaucoup de gens de la région suivent l’émission. «Une ou deux personnes me portent un regard un peu plus insistant, mais c’est peut-être des patients que j’ai endormis durant mon travail», glisse-t-elle.
Une quiétude qu’elle apprécie à Bulle. Au fait, pourquoi la Suisse? «Pour offrir une meilleure qualité de vie à nos enfants», répond cette infirmière anesthésiste. «Quand nous sommes arrivés en Suisse depuis Lyon, je travaillais à Fribourg et Cyril à Lausanne. Bulle se trouvait juste à mi-chemin. Nous n’avions pas planifié d’y rester, mais nous nous y plaisons beaucoup», confie Cyril, qui a désormais rejoint l’HFR à Riaz. Comme elle, il est infirmier anesthésiste.
Promis, elle n’en joue pas pour endormir les prétendants à son siège!

 

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Pas simple d’être la championne

Depuis le 16 octobre, date de sa première victoire, la vie de Magali Vallée s’est accélérée. Elle a déjà fait l’aller-retour entre Bulle et Paris à quatre ou cinq reprises. Le tournage se fait à raison de cinq ou six émissions par jour.
Depuis qu’elle est championne, elle voit ses frais de voyage remboursés – mais pas pour son mari Cyril qui l’accompagne – et une suite offerte par la production dans un hôtel qui se situe à proximité des studios d’Effervescence, à Saint-Denis, en banlieue parisienne.
«On tourne de 13 h à 18 h 30, voire 19 h 30, pratiquement sans pause», explique Magali Vallée. Il faut savoir que les émissions, qui durent quarante-cinq minutes, sont enregistrées en temps réel. Entre deux, il lui reste une quinzaine de minutes pour se changer. «Je propose une tenue à la styliste qui me dit si ça passe ou pas en fonction de différents critères comme le décor. Sinon, je peux puiser dans les stocks de la production.» «Un vrai rêve de femme», sourit Cyril Vallée.
Magali Vallée passe aussi entre les mains de la maquilleuse, de la coiffeuse, tout cela sous le regard d’Eric, le coach attitré de la championne. «Après ma première victoire, il est venu vers moi et m’a dit: “A partir de maintenant, tu me suis.” Il me dit tout ce que je dois faire, comment je dois descendre l’escalier, où je dois mettre mes mains, de manière à ce que je n’aie plus qu’à me concentrer sur le jeu.» Ce qui ne l’a pas empêché, rigole-t-elle, de se vautrer sur le plateau lors de la première émission. «Heureusement, ça ne tournait pas sinon j’étais bonne pour le zapping!»


Jongler avec le travail
Dans le public, Cyril s’amuse de cet impressionnant ballet. «Il doit bien y avoir une centaine de personnes qui travaillent sur cette émission. Tout est codifié, très professionnel.»
Pour le couple, néanmoins, tout n’est pas simple. Pour être présente sur le tournage – en cas d’absence, elle perd tous ses gains – Magali Vallée doit jongler. Par chance, ses enfants sont grands, 16 et 19 ans, et ses employeurs arrangeants. Elle travaille pour la société Mobile Anesthesia Care qui se déplace directement dans les cabinets des médecins pour y pratiquer des anesthésies. «Ils sont vraiment adorables avec moi, mais je suis bien consciente que si je vais loin dans ce jeu, ça va devenir compliqué.» Le recordman du jeu, Julien, avait renoncé après sa 152e victoire pour des raisons professionnelles. Magali Vallée ne tire pas de plan sur la comète. «Je préférerais quitter le jeu naturellement, en me faisant éliminer. Mais mes patrons ont déjà tellement fait pour moi que je comprendrai quoi qu’il en soit leur décision.» JG

 

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