Un premier hiver comme chef des installations

| mar, 24. fév. 2015
Depuis l’automne, Les remontées mécaniques de La Berra se sont dotées d’un nouveau chef d’exploitation. A la tête de la station, Didier Kilchoer prend le relais sereinement.

PAR MATHIEU MUSY

La station fait peau neuve: après avoir changé ses remontées mécaniques avec l’arrivée du Télémixte, la direction a été reprise par Didier Kilchoer en octobre. C’est donc le premier hiver à la tête des installations pour le trentenaire Moratois.
Décrivant son poste de directeur comme «beaucoup plus administratif que technique», Didier Kilchoer entame sa journée par un ballet bien rodé: ouverture des caisses, informations compilées sur le net, e-mails à lire et à rédiger ou encore gestion financière et sponsoring. Le responsable des installations passe la majorité de son temps à gérer La Berra depuis son bureau.
Il doit également préparer les dossiers relatifs à l’avenir des remontées. En ce moment même se bouclent les demandes pour la construction de pistes de VTT, d’une place de jeux et d’un sentier découverte. A cela viennent s’ajouter ponctuellement des travaux divers et variés allant des tâches de pisteur à la maintenance des installations.
La polyvalence est ici nécessaire. Restreinte, l’équipe qui travaille à La Berra doit parfois trouver un remplaçant, un rôle que le chef d’exploitation revêt régulièrement. On pourra, en semaine, le voir aussi bien à la caisse qu’au sommet du télésiège, à surveiller la sortie des skieurs.
Au final, cela représente un nombre d’heures très important. Et sans qu’il désire s’attarder sur ses jours de congé, on comprend de Didier Kilchoer qu’ils ne sont de loin pas légion, surtout avec l’hiver tardif qui a canalisé les skieurs sur les week-ends et les vacances de carnaval. «On dépend de la météo. Forcément, l’intensité va varier selon la saison», décrit-il. Ainsi, l’été sera-t-il, selon toutes probabilités, moins chargé que le pic de fréquentation hivernal.


Esprit de famille
Sa formation d’automaticien en poche, Didier Kilchoer a travaillé plusieurs années notamment chez Groupe E ou encore Gruyère Energie, avant de souscrire au poste qu’il occupe actuellement. «Plus jeune, j’étais déjà moniteur ici, je ne connaissais pas tout le monde, mais je ne suis pas arrivé comme un inconnu», explique-t-il.
Car si l’esprit de famille qui règne dans une petite station comme celle-ci lui plaît particulièrement aujourd’hui, faire mauvaise impression en dirigeant si jeune des employés fidèles aux remontées depuis plus de vingt ans pouvait être intimidant.


«On ne se vole pas les clients»
Didier Kilchoer avoue «ne pas avoir trop su à quoi s’attendre avant d’arriver ici». Cette crainte s’est cependant avérée infondée, tant son intégration s’est bien déroulée. «Je fais vraiment confiance au personnel, explique-t-il. En plus, que ce soit le team La Berra et les moniteurs ou les agriculteurs qui nous prêtent au besoin leurs machines, tout se déroule bien, dans un esprit de famille agréable.»
La relation avec les autres stations, «pas vraiment concurrentes», note Didier Kilchoer, se passe également bien. Les Remontées mécaniques Alpes fribourgeoises (RMAF) se coordonnent et prennent certaines décisions ensemble, sans qu’une malsaine compétitivité entrave leur entente. «On a commandé nos vêtements ensemble, mais aussi les abonnements. Les rabais couplés avec les TPF viennent aussi des RMAF», explique le chef d’exploitation. «Finalement, on a nos publics de prédilection: beaucoup d’écoles pour nous, par exemple, et les habitants du long de la Sarine viennent ici, sans qu’on se vole les clients entre stations.»

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