Grève suspendue à la Buanderie de Marsens

| ven, 13. mar. 2015
Le travail reprendra lundi. Le Conseil d’Etat propose notamment aux grévistes un salaire annuel brut similaire s’ils acceptent de travailler pour LBG. La manifestation est cependant maintenue cet après-midi à Fribourg.

JEROME GACHET
La nouvelle est tombée vendredi dans la soirée: la grève, qui dure depuis le vendredi 6 mars à la Buanderie de Marsens, prend fin. Lundi matin dès 7 heures, le linge sera donc à nouveau lavé sur le site gruérien.
La situation s’est débloquée à la suite d’une séance qui s’est tenue hier après-midi en présence des conseillers d’Etat Anne-Claude Demierre et Georges Godel, des grévistes et du Syndicat des services publics (SSP). Tous les points de litige ne sont cependant pas réglés. Les deux parties ont prévu de se revoir lundi dans l’espoir de finaliser l’accord.
Les deux propositions principales du Conseil d’Etat semblent avoir fait mouche. «Nous nous engageons à ce que le salaire annuel brut des person­nes sous contrat de travail indéterminé soit garanti dans le nouveau contrat de LBG», expose Anne-Claude Demierre. La directrice de la Santé et des affaires sociales précise que l’Etat prendra en charge une «éventuelle différence» de salaire dans le cadre de la transaction avec Les Blanchisseries Générales.
Le Conseil d’Etat s’engage également à offrir «dans la mesure du possible au personnel qui le souhaite, dans les trois ans à venir, un poste à l’Etat ou dans une institution soumise à la Loi sur le personnel de l’Etat.» Tout en indiquant que dans l'attente que des postes se libèrent, ces personnes pourront travailler à Marsens pour le compte du repreneur.
Comme indiqué dans un communiqué diffusé hier soir, le Gouvernement précise que ces solutions sont valables «sous réserve que les machines et le linge n’aient subi de dommages durant le temps de la grève, ce qui pourrait mettre en péril la transction avec LBG.»


Nouvelle séance lundi
La fin du conflit semble proche. Des solutions ont déjà été trouvées ou proposées à neuf des quinze collaborateurs. Quatre s’en iront à la retraite, dont deux en préretraite avec un pont AVS financé par le canton. Deux autres personnes discutent actuellement avec LBG. Trois autres, enfin, se sont vues offrir un poste à l’Etat.
«Je suis très heureuse qu’un dialogue ait pu s’instaurer. C’est ce que nous souhaitions depuis le début. Notre porte a toujours été ouverte, insiste Anne-Claude Demierre. Cette grève a été décidée sans qu’il y ait eu la moindre discussion.»

«Avancées significatives»
Secrétaire régional du SSP, Gaétan Zurkinden se réjouit de ces «avancées significatives. C’est sur cette base que les grévistes ont accepté de suspendre leur démarche».
Pour le syndicaliste, l’affaire n’est cependant pas close. Il formule trois revendications. «D’abord, que le délai que l’Etat se donne pour trouver un emploi au personnel concerné soit d’une année et non de trois. Ensuite, que le contrat avec LBG contienne une clause de non-licenciement sauf pour juste motif. Enfin qu’en cas de transfert à l’Etat de Fribourg, le salaire actuel soit maintenu.»
Malgré la suspension de la grève, la manifestation prévue cet après-midi à 14 heures à Fribourg est maintenue. «Nous avons pris cette décision avec les autres syndicats afin d’appuyer nos demandes complémentaires», justifie Gaétan Zurkinden.
Pour rappel, la grève a été déclenchée il y a une semaine par douze des quinze collaborateurs de la Buanderie pour s’opposer à la décision du Conseil d’Etat de privatiser l’établissement (La Gruyère du 26 février et du 7 mars). Ils craignaient pour leurs conditions de travail.

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