Le déplacement de la route cantonale devient une réalité

| sam, 14. mar. 2015
Le Conseil d’Etat a donné son accord pour la modification du tracé de la route cantonale, prévue dans le déménagement de la gare de Châtel-Saint-Denis. Elle reliera l’avenue de la Gare et la route de Palézieux, par le parcours actuel des voies.

PAR SOPHIE MURITH

Un pas de plus vers la construction de la nouvelle gare du chef-lieu veveysan. Le Conseil d’Etat a donné son accord pour mener les études nécessaires au déplacement de la route cantonale. Elle empruntera ainsi le tracé actuel des voies entre l’avenue de la Gare et la route de Palézieux. Un transfert essentiel au déplacement de la gare des Transports publics fribourgeois (TPF). Sans cela, impossible de supprimer le passage à niveau de la route de Palézieux et d’installer la nouvelle halte en Fossiau.
«Le Conseil d’Etat a pris la décision politique d’être partie prenante au projet», a annoncé vendredi en conférence de presse Maurice Ropraz, directeur de l’Aménagement, de l’environnement et des constructions. Il y a plusieurs intérêts publics à le faire: le canton est actionnaire majoritaire des TPF, il est aussi le propriétaire de la route cantonale. La nouvelle gare est indispensable au développement du RER et à son passage à la cadence à trente minutes entre Bulle et Palézieux», a-t-il encore rappelé. Ajoutant que «la sécurité se verrait aussi améliorée et les flux de circulation seront facilités».
Depuis la présentation des résultats du Mandat d’étude parallèle en novembre 2014, le projet a avancé bon train.
Il reste toujours en phase d’élaboration, mais les plans se figent peu à peu. La hauteur de la gare en pont et la géométrie ferroviaire sont désormais définitives. Les quais s’élèveront ainsi à 3,5 m au-dessus de la future place de la gare.
«Châtel restera toujours un point de passage en raison des nœuds ferroviaires que sont Bulle et Palézieux», a rassuré Vincent Ducrot, directeur des TPF, par rapport à ce choix qui interdit une augmentation du nombre de voies. La longueur de quai prévue, 120 m, permet d’absorber le doublement de la population régionale actuelle.
Pour mener à bien ce réaménagement immobilier, urbanistique, ferroviaire et routier de Châtel-Saint-Denis, plusieurs procédures seront nécessaires, tant au niveau fédéral que cantonal.
Des études d’impact sont actuellement menées. «Dix bureaux d’ingénieurs nous prêtent main-forte», a déclaré Vincent Ducrot. Géomètre, architecte, paysagiste, hydrogéologique, spécialiste du bruit, nombreuses sont les disciplines concernées. L’intégration du ruisseau du Tatrel fera ainsi l’objet d’une attention particulière.
Pour tout synchroniser et coordonner, un comité de pilotage et un groupe technique ont été créés. Des représentants des TPF, de la commune et du canton – Service des ponts et chaussées et de la mobilité – y figurent.


Consulter les intéressés
«L’expertise des gens de l’Etat est une plus-value, a assuré Vincent Ducrot. Sans cela, nous aurions perdu beaucoup de temps.» Le directeur des TPF affirme que les services de l’Etat sauront toutefois garder leur indépendance au moment de juger le dossier de mise à l’enquête. «L’avantage c’est qu’ils connaîtront bien le dossier. Nous éviterons aussi des erreurs par leur accompagnement.»  
Les TPF voient ces transformations importantes apportées à Châtel-Saint-Denis comme un processus participatif. «Il faut que les Châtelois puissent s’identifier au projet», a noté Vincent Ducrot.
Les avancées de ce dernier ont ainsi été présentées jeudi à un parterre composé de conseillers généraux, de riverains et de propriétaires. «C’était très vivant, il y a eu beaucoup de questions notamment concernant l’impact sur les propriétés», a résumé Vincent Ducrot. Un groupe d’accompagnement, qui sera consulté tous les deux mois, a été constitué. Il est composé de représentants des partis politiques communaux, de riverains, de commerçants et d’associations.
Au chapitre financier, la partie ferroviaire, devisée à 26 millions, sera intégralement payée par le fonds de financement et d'aménagement de l'infrastructure ferroviaire. Pour la route cantonale, la répartition des coûts se fera entre Etat et commune selon la loi. Ils devront également débourser quelques millions pour la modification de la traversée de Châtel-Saint-Denis, entre la route de Vevey et l’avenue de la Gare.
Les TPF tiennent dans un premier temps à focaliser leur énergie sur le volet ferroviaire. Ils ouvriront ensuite le volet immobilier. «Il n’est pas difficile de trouver des investisseurs pour les beaux projets», a affirmé Vincent Ducrot. Les TPF resteront maîtres du développement immobilier par le biais de leur filiale spécialisée. Ils souhaitent garder la main mise pour éviter les dérives.
«C’est un projet très positif que nous n’aurions pas pu mener seuls», a déclaré François Genoud, syndic. «Nous aurions pu nous contenter d’un projet minimaliste, a insisté Vincent Ducrot. Mais c’est une chance unique de faire bouger les choses.»

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