Remise à flot, Bellegarde conserve tous ses alpages

| jeu, 02. avr. 2015
Des parrains généreux financent la moitié de la part communale pour la nouvelle traversée du village. Qui plus est, les comptes 2014 sont au beau fixe avec des revenus en forte hausse. Du coup, la vente d’alpages communaux a été sèchement refusée.

PAR JEAN GODEL

Pas moins de 111 citoyens se sont rendus, lundi soir, à l’assemblée communale de Bellegarde. D’abord pour approuver les résultats exceptionnels de l’exercice 2014, lequel boucle sur un bénéfice de 4700 francs pour 3,69 millions de charges après amortissements supplémentaires de 174000 francs et versement de 200000 francs à la réserve pour la nouvelle traversée du village. Le budget prévoyait un déficit de 51000 francs.
De tels chiffres sont le fait de rentrées fiscales supérieures de 349000 francs au budget (169000 francs au chapitre des personnes physiques, 91000 fr. à celui des personnes morales, le solde se répartissant entre les différents impôts spéciaux). La carrière de La Villette, propriété de la commune, a aussi généré de meilleurs revenus.
«On ne sait pas d’où ça vient», avoue le syndic Jean-Claude Schuwey. Lui n’a en tout cas pas eu vent de riche contribuable fraîchement installé à Bellegarde. Et le budget 2014 a été élaboré sur la base des chiffres fournis par l’Etat. «Oui, on est plus tranquilles, mais la réalité va nous rattraper», relativise Jean-Claude Schuwey, comme incrédule.
Reste que les finances communales se redressent: Bellegarde avait pu procéder à 110000 fr. d’amortissements supplémentaires en 2013 et à 190000 fr. en 2012.


Un demi-million de dons
Malgré cette divine surprise des comptes, c’est bien le point concernant la vente de quatre alpages qui a attiré les foules lundi. Une vente refusée à plus de neuf contre un lors d’un vote à bulletins secrets. En novembre 2013, lorsque les citoyens avaient approuvé le projet de nouvelle traversée du village (1 million à charge de la commune), ils avaient consenti à l’unanimité à le financer à hauteur de 400000 francs par la vente d’une partie du patrimoine alpestre.
Parmi les teneurs de la douzaine d’alpages communaux, quatre se sont portés acquéreurs de celui qu’ils exploitent. La vente, fixée au maximum de la valeur de rendement – plus de 720000 francs en étaient attendus – aurait aussi soulagé la commune de l’entretien des bâtiments et des routes d’accès.
Pourquoi ce retournement? Parce que, entre-temps, la situation de la commune «s’est améliorée de manière surprenante», avoue l’Exécutif dans sa présentation. En cause – façon de parler – un don de 400000 francs d’un canton alémanique déniché par le Parrainage suisse pour les communes de montagne auquel s’ajoute un autre de 100000 francs d’un privé zurichois. Soit un demi-million pour la traversée du village. Avec les deux réserves de 200000 francs chacune déjà constituées, Bellegarde peut voir venir.
Tant de bonnes nouvelles ont convaincu les citoyens de préserver le patrimoine contre l’avis de l’Exécutif, désireux, lui, de respecter ses engagements envers les teneurs et soucieux d’économies. C’est que la réfection de la route des Euschels et des Jansegg se profile, un objet à plusieurs centaines de milliers de francs.


Urnes au cimetière
L’assemblée a encore accepté la modification du règlement du célèbre cimetière communal. Désormais, les tombes cinéraires y sont autorisées. Il en coûtera 1200 francs. En revanche, plus aucune taxe ne frappera les tombes traditionnelles. Si les croix de bois couvertes d’un toit demeurent la règle, le Christ en croix, lui, n’est plus obligatoire, mais simplement souhaité, par respect pour les défunts de religion réformée.

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