L’HFR Riaz ouvre un service d’urgences ambulatoires

| mar, 12. mai. 2015
Afin de diminuer les temps d’attente aux urgences, les cas «simples» sont séparés des urgences vitales ou majeures. Un service d’urgences ambulatoires rendu nécessaire par l’essor démographique du sud du canton et le manque de médecins de famille.

Par Xavier Schaller

 

Calquée sur le modèle existant depuis fin 2013 à l’Hôpital cantonal, une filière dédiée aux urgences ambulatoi-res a été mise en place à l’HFR Riaz. Proposé dès le 1er mai, ce service prend en charge les patients souffrant de pathologies «simples».

L’objectif est de diminuer l’attente, même si le gain de temps est difficile à évaluer. «A Fribourg, avec le même type d’organisation, nous avons gagné trente à quarante minutes», indique le docteur Vincent Ribordy, médecin-chef du service des urgences de l’HFR.

En 2014, l’hôpital de Riaz a comptabilisé 13729 admissions en urgence. «Depuis plusieurs années, ces cas augmentent annuellement de 5 à 10%. A Fribourg comme dans le reste de la Suisse.» En raison de l’essor démographique, mais aussi du manque de médecins de famille.

«De plus, avec la mise en œuvre du programme des urgences, depuis 2013, toute la chaîne des secours a été réorganisée, constate Vincent Ribordy. La structure hospitalière doit évidemment s’adapter.»
 

L’échelle suisse de tri
Désormais, après s’être enregistrés – identité, date de naissance et nom de l’assurance – les patients arrivés par leurs propres moyens sont aiguillés selon la gravité de leurs maux. «Par une infirmière spécialisée qui utilise “l’échelle suisse de tri”, commune à tout le pays», note le docteur Mathieu Firmann, nouveau médecin adjoint du service de médecine de l’HFR Riaz et respon-
sable opérationnel du service des urgences.

L’infirmière d’accueil et d’orientation contrôle les paramètres vitaux et les symptômes. Pour les cas difficiles, un médecin est consulté. «Pour ce poste, il faut au minimum deux années d’expérience, dont une aux urgences, témoigne Odile, une de ces infirmières spécialisées. Une formation spécifique doit aussi avoir été suivie.»
Un tiers des cas concernés

Selon l’expérience vécue à l’Hôpital cantonal, un tiers des cas peuvent être directement attribués à l’infirmière en charge des urgences ambulatoires. «Beaucoup d’autres échapperont à l’hospitalisa-tion. Mais lors du premier tri, il n’est possible de décider que pour un tiers», précise Vincent Ribordy.
Les locaux de tri sont communs avec les urgences couchées, c’est-à-dire les patients amenés par ambulance. «Car nous avons parfois des cas graves, comme des infarctus, qui arrivent aux urgences par eux-mêmes et qu’il faut traiter immédiatement», explique Mathieu Firmann.
 

Trois boxes de consultation
Trois nouveaux «boxes» sont à disposition pour les consultations des urgences ambulatoires. «Le médecin y attend le patient et non plus l’inverse.» Un système plus efficace et plus agréable pour le patient, qui se sent mieux pris en charge.

«Ces boxes, multiusages et ergonomiques, permettent de traiter toute la panoplie de la médecine de premier recours: grippe, entorse, plaie.» Ils seront occupés suivant les besoins, mais l’équipe des urgences a d’ores et déjà été renforcée avec l’engagement de deux médecins.

Enfin, ces urgences ambulatoires constituent un excellent outil de formation. «Pour les futurs médecins de famille, se réjouit Mathieu Firmann, c’est un poste idéal. Nous avons d’ailleurs de plus en plus de médecins intéressés.»

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