La confirmation fêtée une seule fois… à CO2

| sam, 20. juin. 2015

Dès 2016, le sacrement de la confirmation va connaître de profonds changements au sein de l’Unité pastorale Notre-Dame de Compassion. Il n’y aura plus d’âge privilégié et l’accent sera mis sur le parcours personnel du confirmand. Surtout, la célébration les réunira tous à la salle CO2 de La Tour-de-Trême.

PAR YANN GUERCHANIK

En septembre l’année prochaine, il n’y aura plus sept célébrations de la confirmation dans sept églises paroissiales, mais une seule à la salle CO2 de La Tour-de-Trême. Les confirmands recevront le sacrement tous ensemble, et ceci quel que soit leur âge… Autant dire que les changements s’annoncent comme une petite révolution.
En 2012, Mgr Charles Morerod et le Conseil épiscopal avaient mandaté la commission diocésaine de catéchèse pour élaborer de nouvelles orientations. Le temps est venu pour l’Unité pastorale de Notre-Dame de Compassion de les appliquer. Les personnes concernées sont invitées à une soirée d’information lundi prochain aux Halles, à Bulle.
Chaque année, l’Unité pastorale procède au sacrement de quelque 200 confirmands en moyenne. Or, l’année prochaine, cela pourrait bien être moins. La démarche dans son ensemble requerra en effet davantage de volonté de la part du confirmand. «Beaucoup de gens nous disent qu’ils seront moins nombreux, on verra», confie l’assistante pastorale Céline Ruffieux.
Voilà qui peut surprendre. Pourquoi compliquer les choses à l’heure où les églises ont déjà du mal à se remplir? «Avoir du monde, mais une Eglise morte ne nous paraît pas très intéressant», explique Céline Ruffieux, au nom de son équipe pastorale composée de sept membres, des agents laïcs et deux prêtres. «Le sacrement est une rencontre avec le Christ. Cela doit nourrir notre vie selon une certaine cohérence.»
Le même «retour à l’essentiel» a marqué cette année la célébration du baptême. Pour rappel, l’Unité pastorale invite désormais les familles à se regrouper et à fêter ce moment uniquement dans les églises paroissiales et non plus dans les chapelles (La Gruyère du 29 janvier). Un moyen de dynamiser les liens communautaires, de redonner du sens. Car, très souvent, la confirmation tient du passage obligé, on s’y engage pour obtenir le Stempel…
Céline Ruffieux tire à ce propos un parallèle avec les Eglises primitives: «En quelque sorte, il s’agit de nous évangéliser nous-mêmes.» Dès lors, le cheminement vers le sacrement de la confirmation va connaître des modifications significatives.


Les changements à venir
Avant tout, les confirmands seront beaucoup moins «calibrés». Jusqu’à présent, les jeunes achevant leur première année de CO recevaient à la maison une lettre qui les invitait à une rencontre. Celle-ci était l’occasion pour eux d’être informés et d’entamer une inscription. S’en suivait la participation par groupe de douze à des projets prédéfinis (découvrir la Bible en cuisinant, être pèlerin aujourd’hui, croire avec nos cinq sens). Des animateurs accompagnaient ainsi les confirmands jusqu’à la célébration du sacrement.
Désormais, la démarche est ouverte à tous quel que soit l’âge (de la première communion à 99 ans). Durant quelques années de transition, les jeunes achevant leur première année de CO recevront tout de même un flyer pour les informer des changements. Il sera distribué lors des cours de religion (donc uniquement aux élèves catholiques). Comme tout un chacun, ils ne seront plus convoqués, mais devront faire une demande d’inscription. Autrement dit, il leur appartient désormais de manifester leur intérêt.
Une première rencontre suivra, puis un cheminement entrepris selon un «parcours d’expériences». «Il s’agit d’une démarche catéchuménale. On se penche sur ce que vit le confirmand, dans les mouvements tels que les maîtrises, le MADEP, les scouts, l’aumônerie du CO. Mais aussi dans sa paroisse ou encore auprès des sociétés de sport ou de musique par exemple.»
Et Céline Ruffieux d’expliquer: «Ensemble, nous faisons alors une relecture de ce qui est vécu, on essaie de révéler comment Dieu était présent dans ces différents moments.» On parle ici de mystagogie ou d’initiation au mystère de la foi.
«Ce cheminement se fera à deux, avec le parrain, la marraine, un parent, ou une autre personne de la communauté. Jusqu’à présent tout se faisait en groupe.» Plus qu’auparavant, il s’agira donc de s’investir «pour rencontrer le Christ». De s’approprier le chemin qui mène à la confirmation de son appartenance à l’Eglise.

Soirée d’information le 22 juin à 20 h, aux Halles, à Bulle

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