De retour en ville, les Francos gagnent le pari de la popularité

| mar, 06. sep. 2016

 Avec 15000 personnes dont 4000 pour les concerts payants, les Francomanias ont réussi leur retour au centre-ville.
Le succès est allé au-delà des espérances sur la place du Marché, alors que l’Hôtel de Ville et la cour du château ont confirmé leur statut d’écrin.

Par Eric Bulliard

Avant même une dernière soirée en apothéose, les organisateurs se réjouissaient de la réussite de ces Francomanias 2016. Face à la presse, samedi en fin d’après-midi, le directeur Jean-Philippe Ghillani et le programmateur Emmanuel Colliard se disaient «fatigués, mais contents» de cette nouvelle formule, qui marquait le retour du festival au centre de Bulle.
«Je pense que les Francomanias ont répondu aux attentes de la région et des festivaliers», se félicite Jean-Philippe Ghillani. Au total, les organisateurs estiment l’affluence, boostée par une météo idéale, à plus de 15000 personnes, dont 4000 pour les concerts payants. «Et nous n’avons croisé que des gens heureux.»
«C’était un gros défi de monter un festival à partir de notre seule imagination», ajoute Emmanuel Colliard, satisfait de n’avoir «pas uniquement intéressé les amateurs de musique. J’étais ravi de voir, dès le montage, des jeunes venir vers nous, qui ne connaissaient pas les Francos.»


«Un cadre incroyable»
Sur le plan artistique aussi, Emmanuel Colliard dresse un bilan réjouissant de ces Francomanias. Le retour à l’Hôtel de Ville a permis des concerts généreux et intenses. Charlie Winston a même décrit les lieux comme «une des plus belles salles du monde»… La place du Marché (avec par exemple les concerts de Jonas, du Roi Angus ou de The Animen) a combiné succès public et qualité musicale, y compris avec le spectacle pour enfants d’Eddy la Gooyatsh, donné devant 350 élèves.
De son côté, la cour du château peut devenir «une marque de fabrique du festival. Ce cadre incroyable est propice à des concerts de musique classieuse.» Ida Mae, Yoav et Broken Back l’ont clairement démontré. «Les artistes ne s’attendaient pas à jouer sur une scène aussi belle.» Quant à la silent disco, «elle a ravi tout le monde avec son ambiance bon enfant».

L’événement Doherty
Le programmateur n’a pas caché en revanche une déception face à la «soirée rock’n’roll» avec Peter Doherty. «Nous savions que c’était un risque de l’accueillir, mais je reste convaincu que proposer Peter Doherty à l’Hôtel de Ville est une bonne idée. On aurait pu vivre un moment magique… La magie n’a pas pris.»
N’empêche que ce concert extraordinaire (au sens pro-pre) n’a pas déçu les habitués du chanteur anglais: «Le public qui le suit prend les mêmes risques que nous… Parmi ceux qui le connaissaient, personne ne s’est plaint.» Et Emmanuel Colliard de conclure ce chapitre: «Je pense que, en 2016, il est juste de faire des choses nouvelles et marquantes. Evénement, il y a eu…» Les échos recueillis montrent d’ailleurs qu’il y a au moins autant de spectateurs qui ont apprécié que de déçus.
Sur le plan financier, «l’équilibre sera atteint», assurent les organisateurs. Jean-Philippe Ghillani indiquait avant le début du festival qu’il fallait 800 entrées payantes par soir pour y arriver. «Nous y sommes.» Même si seul Charlie Winston a joué devant une salle pleine, alors que, avec une telle programmation, les Francomanias étaient largement en droit d’espérer remplir chaque soir l’Hôtel de Ville…
Pas de quoi remettre en question ce principe: qualité artistique et fête populaire doivent aller de pair. «L’engouement énorme, au-delà de nos espérances, sur la place du Marché et dans les douves du château, nous conforte dans l’idée que la formule est à reconduire», insiste Jean-Philippe Ghillani.
Pour la partie gratuite aussi, l’exigence restera élevée. La place du Marché ne va pas devenir place de foire, où la scène serait juste «montée avec deux planchers».


Une première pierre
Les Francomanias ont donc annoncé «avec une joie non dissimulée» une prochaine édition agendée du 30 août au 2 septembre 2017. «Nous avons lancé une première pierre. Maintenant, chaque chose doit être analysée et des améliorations sont forcément nécessaires.» A chaud, le directeur cite par exemple l’aménagement de certains horaires, la signalétique ou le nombre de stands de nourriture, insuffisant en cas de grosse affluence.
Jean-Philippe Ghillani en a encore profité pour relever que le succès des collaborations (avec les écoles, le Musée gruérien, le Centranim…) encourage à poursuivre dans cette voie. Avant de saluer le travail des quelque 150 bénévoles, «pour qui tout est plus compliqué». A noter encore qu’aucun incident n’est à signaler sur le plan de la sécurité ni de l’infirmerie. «C’était vraiment un festival avec l’esprit Francos.»

 

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