Le changement, c’est maintenant

Commentaire


France. En 2012, il en avait fait son slogan de campagne. Face à Nicolas Sarkozy, qui s’agitait beaucoup, mais agissait peu, François Hollande incarnait l’espoir d’une force nouvelle. A l’heure du bilan, l’échec est cinglant. Le socialiste a perdu son électorat pour avoir viré de bord et n’a pas réussi à inverser aussi vite que promis cette satanée courbe du chômage. Il en avait pourtant fait une condition de sa réélection. Pour éviter l’humiliation suprême – être ridi-culisé par les siens lors de la Primaire socialiste – il n’avait plus le choix. Il a annoncé son renoncement avec la voix nouée du petit garçon qui prend la parole pour la première fois devant sa classe.
Quel bouleversement! En dix jours, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été mis à la retraite forcée, symboles d’un passé qui a échoué. A gauche, Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot se posent alors en candidats du changement. Même le Premier ministre Manuel Valls, qui devrait tantôt annoncer sa candidature, se démarque déjà de «son» président. A droite, François Fillon a beau défendre un programme ultraconservateur, il le présente comme une nouveauté. Et on ne parle pas de Marine Le Pen qui annonce un renversement radical de système, suivant en cela une vieille tradition familiale.
Comme tous les cinq ans, la France veut donc du changement. Mais entre chaque élection présidentielle, est-elle vraiment prête à changer? Jérôme Gachet

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