Le symbole d’Alep

Commentaire

Syrie. L’histoire, qui aime les raccourcis, fera peut-être de la chute d’Alep le symbole d’un monde qui a basculé. Alep ou la victoire de Bachar, le tyran qui a repris la deuxième ville du pays aux mains des rebelles avec l’aide de la Russie et de l’Iran. Sur le plan humain, Alep restera comme un des grands carnages de notre époque. Des milliers de morts, des réfugiés abandonnés à leur sort, des hommes et des femmes, des bébés et des vieillards que l’on n’arrive même plus à évacuer tant la haine est incommensurable. Et dans les jours à venir, forcément, les purges. Dans ce conflit, on a atteint des sommets d’inhumanité, de barbarie. Sur le plan diplomatique, la chute d’Alep témoignera de l’impuissance de l’Occident qui, comme le souligne le magazine L’Express, agit avec «beaucoup de principes, mais peu d’engagement». Américains et Européens ont mené une autre guerre en Syrie, pour la démocratie, contre Daech, laissant les Russes agir à leur guise. L’ONU, elle, est paralysée. L’Occident ne tient plus seul la baguette. Il la partage avec les Russes, les Iraniens, les Chinois… Nul doute qu’il perdra encore de l’influence quand Donald Trump, en poste le 20 janvier, se désintéressera de la marche du monde pour se concentrer sur l’économie nationale. C’est peut-être une certaine idée de l’ordre démocratique qui est tombée à Alep. Jérôme Gachet

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