Fidèle à lui-même

Commentaire

Investiture. Cette fois, ça y est. Donald Trump est le 45e président des Etats-Unis. Hier à Washington, il a bu le thé avec le couple Obama, prêté serment sur la Bible que lui avait donnée sa maman quand il était ado et rempli toutes les autres exigences du protocole avec application. Lors d’une telle cérémonie, tout le monde joue. Melania Trump s’était donné des airs de Jackie Kennedy, Barack Obama campait le rôle du gentil président qui fait mine de souhaiter bonne chance à son successeur, tandis que Hillary Clinton souriait tant qu’elle le pouvait, quand bien même ce moment devait être un des pires de son existence. Et Donald Trump? Lui a été fidèle à lui-même. Aucun écart de langage certes, mais un discours qui, sur le fond, ne détonnait pas avec ses propos de campagne. Il compte toujours «protéger les frontières», «éradiquer l’islam radical», «acheter, embaucher américain». Il veut «renforcer les vieilles alliances et en forger de nouvelles» et arrêter de «subventionner les armées d'autres pays». Il a aussi dénoncé l’immigration et les «politiciens qui prospèrent quand les emplois disparaissent». «Le 20 janvier 2017, promet-il, sera le jour où le peuple est redevenu le chef de ce pays.» On ne pourra pas reprocher à Donald Trump d’avoir été incohérent. Il y a huit ans, Barack Obama s’était posé en président du monde. Hier, sur les marches du Capitole, Donald Trump s’est contenté d’être le président de ceux qui ont voté pour lui. Pas même une main tendue à l’autre moitié de l’Amérique. C’est peut-être pour cela qu’il y avait deux fois moins de monde à son avènement qu’à celle d’Obama en 2009. Jérôme Gachet

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