Le oui comme une évidence

Editorial

Naturalisation. D’habitude, les objets ayant trait aux étrangers mettent le pays sens dessus dessous. Or, sur ce coup-là, ce vote sur la naturalisation passe quasiment inaperçu. La faute, d’abord, à la RIE III, qui canalise toute
l’attention. Ce relatif désintérêt est aussi à mettre sur le compte de la prudence dont a fait preuve le Parlement. La proposition qui est soumise au peuple n’a rien de très téméraire. Il s’agit ni plus ni moins de faciliter la procédure de naturalisation pour les jeunes étrangers de la troisième génération. Les critères, eux, ne changent pas: respect de l’ordre juridique et des valeurs fondamentales de la Constitution. On leur demandera aussi de maîtriser une langue nationale, d’honorer leurs obligations financières et de payer leurs impôts. Bref, d’être bien intégrés. Les adversaires du projet, UDC en tête, s’agitent pour rien: les naturalisations resteront sous contrôle. Elles ne concernent d’ailleurs que 25000 personnes au maximum, dont un petit millier dans ce canton. Quant à cette mystérieuse femme qui se cache derrière une burqa, elle n’aura aucune chance d’obtenir le passeport helvétique, tant l’Etat pourra facilement démontrer qu’elle n’est pas intégrée. Le oui sonne comme une évidence. Un non, en revanche, claquerait comme un affront pour ces jeunes qui, pour la plupart, sont bien évidemment plus proches de la Suisse que du pays d’origine de leurs grands-parents. Jérôme Gachet

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