Pire que les voleurs

Commentaire

Lanceurs d’alerte. A la fin, ils reçoivent parfois une médaille. Avant cela, ils souffrent le martyr, doivent stopper leur carrière, se font traiter de balance, croupissent en prison ou vivent cloîtrés dans une ambassade. Que leurs intentions soient louables ou non, les lanceurs d’alerte dénoncent des scandales dont l’intérêt public est évident. Et c’est pour cela qu’on les malmène. Jacques Glassman (match truqué OM-Valenciennes) se fait huer sur les terrains de foot. Intimidé par le milieu cycliste parce qu’il dénonçait le dopage, Christophe Bassons préfère tirer un trait sur sa carrière. Quand il s’agit de politique, c’est pire encore. Dans un reportage, John Kiriakou (utilisation de la torture par les Etats-Unis), Thomas Drake (surveillance par les télécommunications) et Jesselyn Radack (conditions de détention d’un prisonnier) racontent ce que le FBI leur a fait endurer. Il y en a beaucoup d’autres. Hier, peut-être pour soulager sa conscience, Barack Obama a allégé la peine de prison de Chelsea Manning (anciennement Bradley). Jusque-là, le président qui s’en va a été impitoyable avec les lanceurs d’alerte: sur les dix personnes inculpées dans l’histoire des Etats-Unis pour avoir divulgué des informations confidentielles, sept l’ont été sous son règne. Et Donald Trump a promis d’être plus dur encore. Oui, c’est pire d’être un rapporteur qu’un voleur. Jérôme Gachet

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