Des coursiers pour venir en aide aux aînés

| mar, 21. fév. 2017

Le Rotary de Châtel-Saint-Denis lance un service de livraison de courses à domicile pour les personnes âgées. Une façon simple de s’entraider et de créer du lien social entre habitants d’un même quartier.

PAR FRANCOIS PHARISA


«Ce service est merveilleux. Il y en avait grandement besoin. Ça facilite la vie.» Le Châtelois André Lardy, 91 ans, a le sourire. Depuis deux semaines, une bénévole lui fait ses courses. Limité dans sa mobilité à cause d’un handicap à une jambe, il ne peut plus se rendre au magasin. «Elle va même me chercher mon pain protéiné préféré à la Migros», se réjouit cet ancien concessionnaire automobile installé dans le chef-lieu veveysan depuis un peu plus de trois ans.
Rendre service et faire plaisir. C’est bien là l’objectif recherché par Florence Richoz, la pétillante Châteloise initiatrice du service de livraison de courses alimentaires à domicile destiné aux aînés et aux personnes à mobilité réduite en Veveyse. Chapeauté par la commission d’intérêt public (CIP) du Rotary Club de Châtel-Saint-Denis, CommiService, de son vrai nom, sera officiellement lancé le 1er mars prochain. «Mais deux personnes nous ont déjà appelés et nous ne pouvions évidemment pas leur dire non», relève Florence Richoz, rotarienne depuis deux ans et caissière au Service d’entraide local. Pour l’heure, une petite dizaine de futurs livreurs, la plupart déjà bénévoles pour le compte du service d’entraide, se sont annoncés. «Un début qui dépasse mes attentes», s’enthousiasme le membre de la CIP, qui compte également Sébastien Schneuwly et Hervé Dorthe, tous trois soutenus par Reynold Pauchard, rotarien de longue date. Aux bénéficiaires désormais de se manifester. «Il n’y a aucune gêne à demander de l’aide et tout est gratuit.»
Cette idée d’un service de coursiers à domicile lui trottait dans la tête depuis deux ans déjà. «Je voulais lancer un projet qui permette aux personnes âgées de rester autonomes chez elles le plus longtemps possible, raconte Florence Richoz. Beaucoup peuvent rester à la maison et se faire à manger, mais hésitent ou ne peuvent plus sortir, notamment l’hiver quand la chaussée est glissante.» Réfléchir à ses menus et les préparer permet aussi de meubler ses journées, ajoute la Châteloise.


«Rien de plus simple»
Les bénévoles s’occuperaient de deux ou trois personnes demandeuses maximum et géreraient leurs achats, de la commande à la livraison. «Une fois par semaine, en faisant leurs propres courses, ils ajoutent dans leur panier quelques produits en plus, qu’ils se feront rembourser ensuite.» Rien de plus simple, assure Florence Richoz, qui insiste: «Cela doit rester un service et non devenir une charge.»
Elle imagine que les demandes pourraient être groupées par quartier ou par village. Car CommiService a aussi pour but de renforcer le lien social entre les habitants. «Apporter les commissions à un voisin, c’est aussi l’occasion d’échanger avec lui. Il ne reste pas isolé dans son appartement.»
Du lien social et pourquoi pas du lien intergénérationnel. Florence Richoz a sollicité le cycle d’orientation. «Les élèves pourraient jouer les intermédiaires, en récupérant les courses faites par un bénévole et en les ramenant avec eux dans leur village.»

 

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