Les toilettes chimiques remplacent les cabanes en tôle

mar, 14. fév. 2017

Le marché des cabines de toilettes a connu un fort développement ces dernières années. Plusieurs entreprises du canton proposent ce service. Sur les chantiers, les toilettes chimiques ont remplacé les cabanes en tôle et les trous dans le sol, pour des raisons de protection des eaux.

PAR XAVIER SCHALLER

Aujourd’hui, les cabines de toilettes font partie de l’équipement standard des chantiers. Il n’y a pas si longtemps encore, l’entreprise de terrassement creusait juste un trou et installait une cabane en tôle au dessus. «Ceci n’est plus possible de nos jours», constate Philippe Etter, administrateur d’Hubert Etter et Fils SA, à Vuadens. La protection de l’environnement est passée par là.
Depuis environ quatre ans, la société spécialisée dans l’entretien de canalisations et l’hydrodémolition loue aussi une centaine de WC mobiles. «Nos concurrents s’y mettaient, alors nous avons suivi pour ne pas perdre de parts de marché», explique Philippe Etter. Cette offre complète le service d’évacuation de déchets de chantier de l’entreprise. «Nos clients préfèrent n’avoir qu’un fournisseur pour les deux services.»


Un marché de proximité
La Loi sur le travail exige depuis longtemps que les ouvriers disposent de WC. Mais ce marché a évolué avec les nouvelles exigences environnementales en matière de protection des eaux et du sol. «Le premier à proposer des cabines dans le canton a été Haldimann, à Morat, il y a environ dix ans, se souvient Philippe Etter. Il y a eu ensuite Trans-Auto, puis Andrey Group et nous. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de demandes.»
Marcel Aebischer est directeur du département déchets et recyclage d’Andrey Group, au Mouret: «La demande est venue de nos clients. Ce marché offre de petites marges, mais il est intéressant si l’on est bien organisé.» Avec 250 cabines posées et trois véhicules, l’entreprise travaille dans le canton, en mordant sur Montreux. Les prix pour une vidange et le nettoyage d’une cabine mobile se situent entre 50 et 80 francs.
Pour des questions de rentabilité et de maîtrise, la location reste un marché de proximité. Des tournées régulières sont en effet nécessaires pour le nettoyage des installations. Une fois purgées, les eaux usées doivent être amenées dans des stations d’épuration.
«Des entreprises alémani-ques sont très fortes pour les manifestations de grande envergure, avec 100 cabines ou plus, explique Philippe Etter. Par contre, pour les chantiers et les manifestations de notre région, nous sommes plus compétitifs.»


Pub à double tranchant
La présence lors d’événements publics peut constituer une bonne réclame pour les entreprises. Mais il faut que le service soit à la hauteur, car quand il y a de la saleté partout, le logo sur les cabines reste, lui, bien visible. Les loueurs hésitent ainsi à accepter des contrats ne comprenant pas l’entretien.
«Parfois, les sociétés organisatrices ont du mal à évaluer le nombre de nettoyages nécessaires durant la manifestation», note Philippe Etter. Un service d’urgence peut être mis en place sur demande. «L’automne passé, nous avons sponsorisé le Mud Day (course d’obstacles dans la boue), avec quarante cabines. Un de nos employés est resté en permanence sur place.»
Marcel Aebischer se souvient de quelques expériences pénibles: «Tout était bouché avec des bouteilles et d’autres objets. Une fois, nous avons même fait venir la police, pour qu’elle récupère au fur et à mesure les porte-monnaies, cartes d’identité et cartes de crédit que nous trouvions dans les toilettes.»
Sur les chantiers aussi, l’hygiène est primordiale. Quand les toilettes sont trop sales, les ouvriers se débrouillent autrement. Avec le bistrot du coin ou dans la nature. Cette dernière option annule la protection environnementale et peut créer des problèmes de voisinage.

 

 

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