«On tient beaucoup à garder le prix des billets abordable»

| mar, 30. mai. 2017

Le Glucose Festival démarre jeudi pour quatre jours. Son président et programmateur depuis dix ans revient sur cette 5e édition et l’annulation d’Artus, et tire son bilan.

PAR PRISKA RAUBER


Du 1er au 4 juin, Riaz vibrera au son du Glucose Festival et de ses 5000 spectateurs attendus. Une 5e édition qui a dû essuyer une annulation de dernière minute et, du coup, la sueur de son président, Ludovic Murith, qui quitte l’aventure après dix ans – Jérémy Piller lui succédera. L’humoriste français Artus sera remplacé, jeudi, par un trio: Paco Perez, Jérémy Charbonnel et David Bosteli viendront présenter Le Point Virgule fait sa tournée.

Cette annulation, une première pour votre dernière!
Absolument! Cela ne m’est jamais arrivé en dix ans. Je l’ai appris mercredi après-midi, par l’entourage de l’artiste. Plutôt que chercher des explications, nous devions réagir vite. J’ai la chance de travailler avec un agent en France, spécialisé dans la programmation d’humoristes, qui m’a aidé à sortir de cette situation très désagréable. Le choix s’est porté sur ces trois humoristes. Nous nous sommes dits, pour ne pas être abattus par la nouvelle et par les commentaires assez méchants sur les réseaux sociaux, qu’il fallait proposer un projet à la hauteur de celui d’Artus.

L’est-il?
Totalement. Ils font du stand up, eux aussi, et nous viennent du Point Virgule de Paris tout de même! Une salle qui a révélé des grands humoristes comme Foresti ou Bigard. Ils sont hyperdynamiques sur scène. Avec ce spectacle, je vais pousser les Gruériens à la découverte.

C’est audacieux!
Ce ne sont pas les rois dans ce domaine, c’est vrai! D’autres programmateurs de la région le savent, si tu n’offres pas une tête d’affiche, les gens ont plus de difficulté à venir. Mais une fois qu’ils se sont déplacés, ils sont heureux de l’avoir fait.

Votre coup de cœur de cette édition?
Dans les têtes d’affiche, De Palmas. C’est un artiste que je suis depuis ses débuts. Pour moi, il est resté, en plus d’être un bon chanteur, un musicien. C’est un artiste complet. Ce que je reproche à la nouvelle scène parfois, c’est d’avoir glissé vers le commercial.
Un autre projet, que je souhaitais depuis des années: la chorale des enfants. Notre festival prend place dans l’école, et c’était important pour nous de les impliquer. Sinon, j’apprécie aussi énormément Ofenbach. Ces deux jeunes font de la musique électronique, mais ils ont gardé les bases de la musique. On est contents d’avoir signé ces artistes dans notre modeste festival riazois!

De moins en moins modeste… Vous aviez pourtant toujours martelé que le Glucose Festival ne grandirait pas…
C’est vrai. Mais dans le but de l’améliorer on a, à chaque édition, apporté un petit quel-que chose de plus. On s’est agrandi, mais pas à pas, au fil des éditions.

Pour finir sur le terrain de foot d’à côté?
Non, ce serait une erreur, je pense. Aujourd’hui – je l’ai dit à chaque interview, je sais – il est clair que le festival ne grandira pas. C’est une année test d’ailleurs. Au niveau de la capacité dans cette cour d’école, le festival ne pourra pas faire plus grand et le comité ne le souhaite pas. Après cette édition, vu les changements au sein du comité, il faudra décider si la formule demeure la même, ou si un pas en arrière sera fait.
On ne veut pas signer des gros artistes qui coûtent cher, au risque de ne pas remplir, et de devoir augmenter le prix des billets. On tient beaucoup à les garder abordables. Notre valeur, depuis le début d’ailleurs, c’est de garder la clientèle gruérienne et fribourgeoise. Ce format est bon.

Sans compter que les stars se réservent pour le Montreux Jazz ou le Paléo.
C’est de plus en plus dur, c’est vrai, de programmer des artistes pour les festivals moins grands. Les cachets de certains sont tellement élevés et ne veulent quasiment plus rien dire. En fait, sur ces montants mirobolants, les artistes touchent des broutilles. Ce sont les intermédiaires qui se remplissent les poches. Il y en a trop dans le monde du spectacle, qui viennent récupérer ce qu’ils gagnaient avant au niveau du support CD. C’est désolant. ■

 

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Demandez le programme

Jeudi 1er juin, ouverture des portes à 18 h.
Grande scène: Anthony
Kavanagh (20 h 30).
Scène de la cour: Paco Perez, Jérémy Charbonnel et David Bosteli (20 h 30).

Vendredi 2 juin, ouverture des portes à 17 h.
Grande scène: Macaô (19 h 30), Superbus (21 h 30), Jetlakes (23 h 45).
Scène de la cour: Desmond (18 h 30), Fabian Tharin (20 h 30), Season Tree (23 h).

Samedi 3 juin, ouverture du festival gratuit à 11 h 30, puis des scènes à 18 h 30.
Grande scène: Kaceo (19 h 30), Elvett (21 h 30), Ofenbach (23 h 45).
Scène de la cour: Gommette et Gabatcho (13 h), Studio Danse Bulle (14 h 30), Black Bricks (16 h 30), Pole Movement (18 h 30), Juldem (20 h 30), Soulflip Orchestra (22 h 45).

Dimanche 4 juin, ouverture du festival gratuit à 11 h 30, puis des scènes à 18 h 30.
Grande scène: Aliose (19 h 30), Gérald de Palmas (21 h 30),
The Two (23 h 45).
Scène de la cour: Ria’z Voices (13 h), Bussard Music Academy (14 h 30), Elsandy & Louisa Bey (16 h 30), Maverick (18 h 30), Boarding Pass (20 h 30), Mark Kelly (23 h).
www.glucosefestival.ch

 

 

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