«Pas de chasse dans le vallon de Bounavaux»

Le peintre animalier s’étonne du poids des chasseurs dans ce canton.

 

Trente ans… Cela fait trente ans que Pro Natura demande l’interdiction complète de la chasse dans le vallon de Bounavaux. Si l’ONG a obtenu l’interdiction de chasser la marmotte, on chasse toujours le chamois dans cette réserve qui fait partie intégrante de la réserve naturelle du Vanil-Noir, propriété de Pro Natura.
Les randonneurs qui montent à Bounavaux respectent les règles à suivre: ne pas sortir des sentiers et déranger la faune, ne pas cueillir des fleurs ou ramasser quoi que ce soit, etc. On comprend dès lors leur étonnement lorsqu’ils croisent en chemin des chasseurs armés de leur fusil, qui vont où bon leur semble pour tuer des chamois. Cet ongulé est en diminution dans toute l’Europe (dans le canton de Fribourg, la population a diminué de 16% entre 2007 et 2016). Cette situation serait due à une mauvaise gestion de la chasse. Il devient de plus en plus urgent de préserver des îlots de nature, à l’abri de toute intervention humaine (ce qui n’empêcherait pas une action, au cas où une situation «spéciale» l’exigerait).
Les 10 000 adhérents à Pro Natura et au WWF Fribourg, les ornithologues, naturalistes et les visiteurs de la réserve de Bounavaux, souhaitent que ce lieu soit interdit à la chasse. Comment se fait-il que, depuis des décennies, la balance penche toujours favorablement du côté des quelque 800 chasseurs du canton? Le problème est dans la composition de la commission consultative de la chasse et de la faune, où il y a un déséquilibre notoire entre les protecteurs de la nature, et les lobbies de la chasse, de l’agriculture et des forêts. Le vallon de Bounavaux n’est pas d’un grand intérêt cynégétique. Laissons-le à la nature. Jacques Rime, La Tour-de-Trême

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