L’avantage d’être élu par défaut

Commentaire

France. Le dégagisme? Un jeu brutal popularisé par Jean-Luc Mélenchon et auquel la plupart des candidats se sont adonnés sans retenue lors de cette invraisemblable campagne électorale. Du balai, les anciens présidents. Du balai, les caciques. Du balai, aussi, les partis, le système! La sélection s’est faite par le bas, élimination après élimination. Au final, c’est le candidat le moins corrosif qui l’emporte. Il est faux de prétendre qu’Emmanuel Macron a dynamité les partis politiques. Socialistes et républicains n’ont eu besoin de personne pour imploser. Au milieu des débris, dans une posture quasi messianique, Emmanuel Macron s’est imposé comme la seule solution face à l’extrémisme. Une dualité qui a atteint son paroxysme lors de l’ultime débat télévisé, quand Marine Le Pen a tenté de forcer le destin avec une violence inouïe. Lui a joué l’homme posé, constructif et donc seul présidentiable. D’un point de vue stratégique, son accession au pouvoir tient du chef-d’œuvre. Le plan a si bien fonctionné que, en plus d’une lourde défaite (34,8%), Marine Le Pen devra se coltiner un périlleux débat interne au Front national. Aujourd’hui, à six semaines des législatives, le jeu s’inverse pour Emmanuel Macron. S’il entend obtenir la majorité dont il a besoin pour gouverner, il doit aller chercher lui-même ses alliés, à gauche comme à droite. Il doit désormais séduire et négocier auprès de ces partis qu’il a sevrés de pouvoir. Ce n’est pas gagné d’avance, même s’il leur a déjà fait une fleur en leur permettant d’afficher la double appartenance (La République en marche, par exemple). Vis-à-vis de ses concitoyens, en revanche, Emmanuel Macron possède un atout que ne détenaient pas ses prédécesseurs. Etre élu par défaut a certes beaucoup d’inconvénients, mais aussi un avantage. Il n’a en effet pas créé d’attentes démesurées auprès de la majorité de ceux qui ont voté pour lui. Il ne se retrouvera ainsi pas dans la même situation que François Hollande, coupable de ne pas avoir tenu ses promesses de campagne, en particulier en matière de chômage. Dans cinq jours, Emmanuel Macron sera intronisé. A l’âge de 39 ans, il sera à la tête d’un pays, avec si peu d’expérience. Face à lui, 67 millions de Français, mais aussi quelques dizaines de compatriotes qui rêvent de recommencer une partie de dégagisme dans cinq ans… Jérôme Gachet

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