L’héritage de Steck

COMMENTAIRE

Alpinisme. Les alpinistes n’ont pas droit à l’erreur. Pas comme un footballeur qui raterait une passe en retrait ou un hockeyeur qui relancerait sur l’attaquant adverse. Eux, ils jouent leur peau. Alors quand ils se tuent, on met cela sur le compte de la fatalité. Mais n’allez pas croire que les alpinistes recherchent la mort. Non, mais ils ont besoin de la tutoyer, de la toucher, pour se sentir pleinement vivre. Une force qu’ils ont en eux, quasi mystique et incontrôlable, et qu’ils peinent souvent à définir.
Ueli Steck s’est tué dimanche dans l’Himalaya presque six ans, jour pour jour, après Erhard Loretan. Le Bernois a toujours admiré le Gruérien, disciple, comme lui, d’un style rapide et léger. Steck a été beaucoup plus loin: le sommet n’est plus la seule finalité. Il se bat contre le chrono, déclassant tout ce qui s’était fait avant lui.
Sacrilège, criaient ses objecteurs, la montagne doit être escaladée avec respect et humilité. Mais n’est-ce pas une part de vanité qui pousse tout alpiniste à tenter un sommet inviolé ou une voie inexplorée? Alors que l’espace livre ses derniers secrets sur cette planète, Ueli Steck a ouvert une nouvelle dimension: le temps. Nul doute qu’il inspirera, pour le meilleur et pour le pire, les nouvelles générations d’alpinistes.

Jérôme Gachet

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