Un peu de prudence

COMMENTAIRE

Affaire Grégory. Trente-deux ans se sont écoulés depuis la découverte du corps de Grégory (4 ans), pieds et poings liés, dans la Vologne. Le 14 juin dernier, trois personnes sont arrêtées, dont le grand-oncle et la grand-tante de l’enfant. Enfin, on allait connaître l’identité de ce corbeau qui a pourri la vie des Villemin. Raison de la vengeance: le père de Grégory, promu contremaître, aurait affiché trop ostensiblement sa réussite sociale…
Mais quelle avancée technologique permet d’élucider cette affaire? L’analyse ADN? Du tout, il s’agit de l’expertise en écriture. Un art qui a obtenu quelques résultats, certes, mais qui a aussi montré ses limites, en particulier dans cette affaire. Des dizaines d’experts se sont penchés sur les fameuses lettres. Ils ont dit tout et son contraire, ont accusé Bernard Laroche, finalement tué par le père de Grégory, avant d’accuser la maman de l’enfant. Aujourd’hui, ils estiment «de manière confondante» que c’est la grand-tante qui a rédigé au moins une des lettres.
Les erreurs du passé ne devraient-elles pas inciter à la prudence face aux conclusions des graphologues? Non, on continue comme avant. Et mardi, les personnes mises en garde à vue ont été remises en liberté, même si elles restent sous contrôle judiciaire.

Jérôme gachet

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