Contre le projet de jardins, le recours est accepté

| sam, 15. jui. 2017

Le recours qui vise à bloquer le projet d’ouverture au public des jardins des Capucins a été admis. Un projet d’une telle importance aurait dû être soumis au comité exécutif de la Corporation ecclésiastique, estime le juge. La paroisse de Bulle-La Tour reprendra certainement toute la procédure à zéro.

Par Jérôme Gachet

On prend les mêmes et on recommence. C’est ce qui risque fort d’arriver au projet d’ouverture au public des jardins des Capucins à Bulle. Et pour cause: le 28 juin, Louis Sansonnens, juge de la commission juridictionnelle de la Corporation ecclésiastique, a fait annuler la décision prise par les paroissiens de Bulle et de
La Tour-de-Trême quatre mois plus tôt.

Revenons à ce 15 février: ce jour-là, l’assemblée accepte par 44 voix contre 12 le projet du conseil de paroisse (La Gruyère du 18 février). Le coût total des travaux s’élève à 1,75 mio de francs, dont 500 000 fr. environ pour les frais d’entretien.

Parmi les opposants, ce soir-là, Jacques Baeriswyl. Notaire à la retraite, il intervient longuement. N’obtenant pas la majorité, il dépose alors un recours.

Motif invoqué par le juge pour l’accepter: un objet de cette importance aurait dû être soumis au comité exécutif de la Corporation ecclésiastique. Président de paroisse, Jean-Bernard Repond reconnaît qu’une demande écrite n’a pas été faite, même si la Corporation était au courant de la situation.
Un point crucial et suffisant pour faire annuler la décision de l’assemblée, estime le juge. Les questions de fond n’entrent alors pas en ligne de compte, même si le juge admet qu’il n’aurait pas retenu les autres arguments avancés par Jacques Baeriswyl.

Pas de retour en arrière
Contacté hier, ce dernier estime notamment que l’endroit pourrait accueillir d’autres moines à l’avenir. «Or, dit-il, rendre public les jardins con-damnera le couvent comme tel. On ne pourra plus revenir en arrière.»

La suite? Le conseil de paroisse peut soit recourir au Tribunal fédéral, soit reprendre la procédure à zéro. De l’avis de Jean-Bernard Repond, c’est la deuxième option qui est privilégiée. La décision sera prise lundi soir lors d’une séance du Conseil de paroisse.

Le président a déjà pris contact avec le comité exécutif de la Corporation ecclésiastique dans le but d’obtenir son aval au projet: «Si le préavis est négatif, il faudra savoir ce que signifie un préavis d’un point de vue juridique», affirme Jean-Bernard Repond. A cela, Jacques Baeriswyl répond «qu’il s’agit d’une autorisation préalable, à ne pas prendre à la légère».

En cas d’acceptation du comité exécutif, une nouvelle assemblée de paroisse serait convoquée cet automne. Elle promet d’être animée.

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