La Suisse n’existe pas?

En réaction à la polémique créée par la conseillère nationale Ada Marra.

Très intéressantes les réactions, allant jusqu’à l’injure, au message d’Ada Marra, conseillère nationale vaudoise, paru sur Facebook la veille du 1er août: la Suisse n’existe pas, ce sont les gens qui y habitent qui existent, etc. A la suite des remous provoqués par cette formulation purement académique et réductrice de la réalité, elle déclare que ses propos ont été mal interprétés. Cette explication est aussi maladroite que son objet.
La Suisse, une macédoine de différences avec des traits communs, existe bel et bien. C’est d’autant plus remarquable compte tenu de tant de diversités. On doit cette cohabitation harmonieuse d’abord à une culture du compromis au plan politique, bien sûr, mais aussi à une sagesse populaire parfaitement identifiée lors d’élections, là où l’objectif de certains partis tend à accaparer tout le pouvoir.
Cette ambition, au demeurant antinomique, est balayée par l’électorat. On a pu le constater avec l’élection du Conseil d’Etat fribourgeois, idem dans le canton de Vaud. Après un premier tour flamboyant, le second a permis de rétablir l’équilibre gouvernemental.
Cette Suisse-là n’est semble-t-il pas celle que souhaiterait précisément Peter Rothenbühler, si l’on lit attentivement sa rubrique dans Le Matin Dimanche du 6 août. Sa conclusion présente une connotation xénophobe et relève du sectarisme tribal.
La Suisse pluraliste, tolérante, consensuelle résistera à tous les fantasmes.
Clovis Colliard, Châtel-sur-MontsalvensTribune libre

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