Et si on relookait le Moléson?

La vue du sommet gruérien inspire cette réflexion à ce lecteur.

Là-haut sur la montagne, l’était un vieux… synclinal perché cité en exemple par les maîtres de géographie de notre landerneau. Hélas, l’orientation touristique du sommet a modifié la silhouette naturelle du Moléson, lequel offre maintenant aux poètes seuls la vue d’une arche de Noé sur le mont Ararat, soit la station sommitale du téléphérique. Hélas! cette «arche» n’est pas du tout cintrée, pourtant elle est une verrue (encore une forme arrondie) que des esprits carrés n’ont pas voulu retoucher. Redonner à la partie la plus haute du Moléson son air de Fujiyama serait un jeu d’enfant pour l’artiste Christo, qui exigerait hélas un saladier de pièces d’or. Mais avec l’aide du corps des sapeurs et du génie de l’armée (ne s’est-elle pas érigée sur le sommet?), une tubulure métallique de soutien de toiles permettrait d’arrondir les angles et d’offrir un horizon plus naturel aux habitants toujours plus nombreux de la plaine bulloise sans grever le bilan des remontées mécaniques. L’aide de l’Etat, du service du patrimoine, de mécènes associée aux recettes d’appels à la générosité de la population pourraient concrétiser ce projet que j’estime à un demi-million, mais je ne suis pas du métier. Il est des plus improbables que mon vœu se réalise. Aussi pour éliminer cette tache, ce grain de sable dans mes yeux lors de mes repas sur la terrasse où le Moléson règne entre deux toitures, je m’installe sous le «vieux bouleau» d’où je peux observer, serein, admiratif, les «Sept Majestueux», soit Brenleire, Folliéran, le Vanil-Noir, le Vanil-de-l’Ecri, la Pointe-de-Paray, le Gros-Perré et le Vanil-Carré, sommets que je gravissais annuellement avant un problème cardiaque et qui me sont devenus plus rares, donc plus chers. Patrice Blanc, Riaz

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