Il n’y a pas de solution miracle

Editoriao

Prévoyance vieillesse. A moins que l’argent ne tombe du ciel, il est impossible de proposer une réforme qui ne détériore pas globalement les conditions actuelles des retraites. Les chiffres sont implacables: le nombre de cotisants baisse, celui des rentiers augmente. Face à ce diagnostic, il y a bien sûr le remède de cheval: élever l’âge de la retraite à 67 ans. Un remède radical, certes, mais que la population repousserait du revers de la main. Pas envie. Alors quoi? Pragmatique, tenant compte de la structure politique de ce pays, Alain Berset a opté pour le cocktail. Il a pris des ingrédients à gauche et à droite. Il y a aussi apporté sa touche socialiste, en privilégiant l’AVS, l’assurance la plus sociale, au détriment du 2e pilier. On peut reprocher à ce projet l’augmentation de 70 francs pour tous, pauvres ou millionnaires, ou l’élévation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. Mais prises dans un tout, ces mesures font sens. Elles permettent surtout d’assainir l’AVS pour une dizaine d’années, ce qui n’est déjà pas si mal.
Oui, il faut accepter la Prévoyance vieillesse, sachant que dans ce dossier, de toute manière, il n’y a pas de solution miracle. C’est comme pour l’huile de foie de morue: jamais très agréable à boire, mais elle finit toujours par passer. Il faut juste l’avaler d’un trait, en se disant que c’est bon pour la santé. Jérôme Gachet

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