L’autre vainqueur de l’élection

Commentaire

Conseil fédéral. Une élection au Conseil fédéral est aussi ennuyeuse que le Grand Prix de F1 de Monaco: celui qui passe le premier virage en tête finit presque toujours par s’imposer. Toute une série d’artifices laissent penser le contraire: débats publics, audition devant les groupes, nuit des longs couteaux. Sur ce point, ceux qui sont allés «pèdzer» au bar du Bellevue savent qu’il ne s’y passe plus rien depuis qu’il y a plus de journalistes que de politiciens.

Le jour de l’élection, on se rappelle alors que l’élection est l’affaire de 246 parlementaires et de personne d’autre. Partant de là, elle ne pouvait échapper à Ignazio Cassis. Membre du bon parti, ressortissant du bon canton, le médecin avait convaincu ses pairs depuis longtemps. Compétent, accessible, calme, il a les atouts nécessaires dans sa manche pour trouver sa place dans le collège. Et s’il pouvait démontrer rapidement qu’il n’est plus le défenseur des caisses maladie, il rassurerait beaucoup de mon-de.

Remercions Pierre Maudet d’avoir joué les trublions. Pas fou, le Genevois savait qu’il ne brûlerait pas la politesse au Tessinois. L’institution en avait décidé ainsi. Le conseiller d’Etat est néanmoins l’autre vainqueur de cette élection. Il a acquis une stature nationale. Comme Ignazio Cassis, qui, en se lançant dans la course en 2010, avait mis sur le devant de la scène une lacune à combler: l’absence d’un Tessinois au Gouvernement... Jérôme Gachet

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