Historien, chroniqueur, conteur…

Une mise au point autour de certains mots.

Il y a confusion entre les mots du chroniqueur ou éventuellement conteur, historien et professeur d’histoire. Le chroniqueur raconte des faits qui intéressent ou qui n’intéressent pas, l’historien, du mot historia en grec signifiant enquête est un Maigret ou un Columbo moins avec un regard critique et suggère des pistes de réflexion, des voies qui sauraient éveiller notre attention sur aujourd’hui. Enfin le professeur d’histoire se fait le relais entre l’historien et le public des élèves. Nos «historiens» me font penser aux taupes mais qui ne font pas de taupinières, ou encore à l’endormissement des marmottes. Un historien ou celui qui se prétend tel doit susciter dans le grand public autre chose que de la nostalgie pour des temps plus ou moins idéalisés, il peut et doit partir de ces faits, mais les porter avec un regard d’aujourd’hui pour aujourd’hui. Un grand dictionnaire de 850 pages sur Jésus vient de paraître, «patronné» par l’archevêque de Strasbourg, entouré de nombreux historiens spécialistes de Flavius Josèphe et autres témoins. Là, c’est pour l’histoire, à savoir l’historicité désormais avérée de Jésus. Mais ce dictionnaire va plus loin car nombre de contemporains – 70, nombre emblématique – s’expriment en ramenant le personnage et son temps dans notre temps, dans notre champ de vie. Alors, même et surtout un musée et ses reflets édités devraient être au milieu de ce champ, capable de nourrir notre réflexion. Pierre Fragnière, professeur d’histoire, Sorens

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