Les jardins participatifs

Cette lectrice exprime sa reconnaissance aux jardiniers qui font de Bulle une ville «un peu plus douce».

Je repars chez moi, un grand bouquet de cosmos à la main, les poches pleines de graines bio, qui feront la fierté de mon jardin l’été prochain. Et tout ça, pour rien, à peine un petit coup de main. J’ai drôlement bien fait de m’arrêter. C’est sûr, toutes ces plantes montées en graines, certaines trop penchées, d’autres déjà à terre, ça fait cheni. Pour ceux qui ont déjà poutzé leur potager fin septembre, et qui, pour certains, ont même passé le tout au Roundup (si, si, ça se fait), histoire de s’assurer que tout soit tip-top, c’est pas facile à comprendre. C’est même insupportable. J’écris ces quelques lignes pour exprimer ma reconnaissance et mon admiration pour tous ceux qui ont pris leur courage à deux mains. Qui, malgré les pressions de toutes sortes, ont pris le risque d’être incompris et montrés du doigt. Ceux qui, sans calcul, défrichent, sèment et plantent. Partagent leurs connaissances avec les jeunes et les vieux sans distinction. Pour un an seulement, peut-être, qui sait? Jusqu’à l’arrivée des promoteurs toujours à l’affût du moindre mètre carré de terrain encore vierge, et qui ne rapporte rien. Magnifiques et généreux jardiniers du Pissenlit, de Sainte-Croix, du Russalet… Celui qui sème des capucines au pied des arbres de la Grand-Rue, juste comme ça, par amour du beau. Et bien d’autres encore, qui rêvent d’une ville un peu plus douce, où la délicatesse d’une fleur «sauvage» aurait encore sa place entre deux plaques de goudron. A vous tous (et toutes) je dis merci, mille fois merci! Vous me permettez de garder confiance et de croire encore en la bonté et en l’intelligence de mes contemporains.Nicole Zumkeller, Bulle

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