A quoi bon?

Commentaire

Sion 2026. L’histoire est un éternel recommencement. C’est en tout cas vrai pour les candidatures suisses aux jeux Olympiques qui, depuis 1948 (Saint-Moritz), finissent toujours à la poubelle. Est-il dès lors raisonnable de retenter le coup avec Sion?
En soi, les chances de succès n’ont jamais été aussi bonnes. Car aujourd’hui, les villes ne se pressent plus au portillon. Seules en lice, Paris et Los Angeles n’ont eu qu’à se répartir les éditions 2024 et 2028. Pareil pour les Jeux d’hiver, à moins que les finances publiques ne soient pas un souci, comme c’est le cas pour Sotchi (2014), Pyeongchang (2018) ou Pékin (2022). Pour expliquer ce désintérêt, deux raisons reviennent: primo, les JO coûtent toujours plus cher que prévu. Secundo, leurs retombées sont très incertaines. Non, ils n’ont pas boosté des stations comme Grenoble ou Albertville. A peine lancée, Sion 2026 (qui contient un volet fribourgeois avec la patinoire) essuie une pluie de critiques: le budget trop serré, conséquences sur l’environnement sous-estimées, soutien de la Confédération. La population, elle, ne montre aucun signe de frénésie. Rien à voir avec la fièvre olympique ressentie pour Sion 2006. Et organiser des Jeux sans flamme, à quoi bon? Jérôme Gachet

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