L’ex-usine Swisspor inquiète son monde

| sam, 18. nov. 2017

Condamnée à la destruction, l’ancienne usine Swisspor est toujours debout, mais dans un état de délabrement avancé. Les autorités châteloises et la direction de Swisspor s’inquiètent de la dangerosité du lieu.

PAR MAXIME SCHWEIZER

Dangereuse et délabrée, l’ancienne usine Swisspor est devenue un sujet d’inquiétude pour les autorités communales et la direction de la société. Annoncé depuis 2014, le projet de 182 logements n’a toujours pas vu le jour En Gottau. Aucune date pour la démolition n’est programmée. La fête clandestine, qui a eu lieu dans ces locaux le 21 octobre dernier, a également jeté de l’huile sur le feu.
Propriétaire des lieux, la société Swisspor n’a pas pu avancer le chantier d’un iota depuis la présentation du projet en mars 2014. Plusieurs oppositions et recours du voisinage en sont la cause. «Nous avions réalisé les choses dans le bon ordre. Le concours d’architecture, la mise à l’enquête. Puis les problèmes sont arrivés. La hauteur des bâtiments et l’emplacement du parking posaient problème. Le chantier n’a donc pas pu démarrer», indique Edouard Logoz, directeur de Swisspor Romandie SA.


Délabrement avancé
Lors du dernier Conseil général du chef-lieu veveysan le 4 octobre, Marie-Thérèse Genoud s’inquiétait de la dangerosité actuelle de l’usine délabrée. Le syndic, Damien Colliard, y répondait par ces mots: «Nous avons des contacts réguliers avec la direction de Swisspor. Nous l’avions déjà informée pour les squatters. Nous leur avons ensuite demandé d’empêcher qu’une personne puisse entrer dans le bâtiment.» Pourtant, quelques semaines plus tard, la police mettait fin à une fête illégale dans les locaux.
Ces noctambules ont pénétré dans l’ancienne usine. Au grand dam de Swisspor. «Les deux organisateurs s’exposent à une condamnation pour effraction et violation de domicile. Nous avons pris les mesures nécessaires pour éviter que quelque chose de la sorte se déroule à nouveau», assure Edouard Logoz.
Aujourd’hui, les lieux apparaissent dans un état de délabrement avancé. Vitres cassées, façades éventrées et déchets en tous genres jonchant les abords. Pourtant, aucune barrière n’empêche d’approcher le bâtiment. Seuls des panneaux interdisent l’accès à l’ancienne usine. «Ceux qui veulent entrer trouveront toujours un moyen. Cependant, nous avons soudé les portes de l’intérieur et condamné les trous dans les murs. Ces travaux nous ont coûté plus de 20 000 francs.»


Discussions en cours
Le permis de démolition en poche, Swisspor a préféré ne pas commencer les travaux. «Détruire le bâtiment coûte très cher pour une telle surface (n.d.l.r.: 21 000 m2). Nous ne voulons pas débloquer les fonds pour l’instant. Ce serait un non-sens de commencer la destruction si nous n’avons pas le permis de construire par la suite», légitime Edouard Logoz.
Désormais, des discussions sont en cours pour que les requérants et les opposants trouvent un terrain d’entente. «Nous avons déjà fait des concessions en enlevant deux étages et en changeant l’emplacement du parking. Désormais, tout est une question de perception humaine. J’essaie de me montrer optimiste, mais le dossier apparaît plus que compliqué.»
Le projet a pris plus de deux ans de retard. «On espère pouvoir commencer les travaux en début d’année prochaine, confie le directeur de Swisspor. Car, en l’état, cette vieille usine est un véritable problème.» ■

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