Sacrée surprise

Commentaire

Si le milieu politique palabre régulièrement sur le sort de Marie Garnier, sa démission est une sacrée surprise. La Verte a rendu les armes, fatiguée. Certes, ses adversaires, mais aussi ses alliés, ne lui ont jamais rendu la vie facile. Mais Marie Garnier a aussi cherché les coups: gaffeuse, imprévisible, sans filtre, elle n’a jamais vraiment enfilé le costume, certes étouffant, de conseillère d’Etat. Sa succession s’annonce piquante. Les états-majors des partis, en hibernation, se sont brutalement réveillés hier après-midi. Patron des Verts fribourgeois, Bruno Marmier a planté les premières banderilles: selon lui, le Parti socialiste n’a pas à revendiquer les trois sièges de la gauche. Mais qui, chez les Verts, peut assurer le coup? Sylvie Bonvin-Sansonnens, présidente du groupe Vert centre gauche? Une candidate sérieuse, certes, mais qui n’offre aucune garantie de succès. Le problème, à gauche, c’est que le meilleur candidat ne répond pas au profil. Il n’est ni une femme, ni du nord, ni du bon parti… Vous avez certainement reconnu le président du PS suisse Christian Levrat qui, sait-on jamais, pourrait se laisser tenter par l’Exécutif cantonal. Pierre-Yves Maillard et Christophe Darbellay n’ont-ils pas effectué le même chemin avant lui? Situation pas plus simple à droite. Après l’échec des dernières élections, l’entente aura du mal à renaître de ses cendres. Quel intérêt aurait en effet l’UDC à aider les autres partis sachant que la réciproque n’est pas assurée? Il est clair, en revanche, que cette élection ne concernera pas le PDC, déjà surreprésenté avec trois conseillers d’Etat. Mais pour le PLR, la constellation paraît inespérée… Jérôme Gachet

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