Le Noël d’aujourd’hui

Tout s’est passé aux abords d’une bourgade de Judée. Imaginez la nuit… Marie et Joseph, comme des errants d’aujourd’hui, exclus de la suffisance de Bethléem, s’en vont au loin, près d’une étable isolée. C’est là que Marie va mettre au monde son premier-né. Dieu a des manières étonnantes de venir partager la vie des humains. Il devient homme au milieu des pauvres, à quelques coudées où veillent des bergers. Noël nous ouvre au mystère de la vie ou plutôt de chaque vie. Dieu choisit de naître dans les lieux oubliés et obscurs de nos histoires. Nous portons en nous des parts d’ombre, des espaces que l’on tient à distance. Des ratés, des deuils, des séparations, des échecs, des événements qui nous collent à la peau et que l’on garde en soi comme des arriérés insolvables. Toute cette souffrance que l’on porte à bout portant, sans espérance parfois, au gré des jours. De plus, nous gardons la mainmise sur cet innommable qui, insidieusement, immobilise nos énergies et nos élans de vie.
C’est là que Dieu veut naître. Ce qu’il y a de plus petit, de plus vulnérable, de plus méprisé devient le lieu de la naissance du Sauveur. Si Dieu s’est fait homme, c’est d’abord pour partager pleinement la vie de tout homme. L’audace de Noël vient nous rejoindre là où nous avons à naître. Quel chemin à parcourir! Aller désormais reconnaître cet Enfant Dieu en train de naître dans nos tourments et nos ténèbres. La paix annoncée par les anges est donnée en abondance à celles et ceux qui osent se risquer à s’accueillir eux-mêmes comme des cadeaux de Dieu. Noël reste l’événement à vivre, non pas comme un souvenir chargé de nostalgie, mais à réaliser encore. On raconte que les bergers, empressés de se rendre à la crèche après l’annonce des anges, sont arrivés près de Marie et de Joseph pour se réjouir avec eux de leur bonheur et contempler l’Enfant Sauveur du monde. Ils avaient, comme les Mages d’ailleurs, emporté quelques présents, sauf un qui arriva les mains vides. Marie, portant dans ses bras son nouveau-né, regarda ce berger aux mains nues et, attentive, l’appela auprès d’elle. Elle lui dit: «Merci de venir les mains vides. Tiens, ouvre-les pour que j’y dépose mon fils.» Voilà Noël à vivre! Ouvrir ses mains et accueillir l’incroyable don de Dieu pour connaître la joie et vivre une vraie liberté. Heureux Noël, tout en lumière et plein de paix! ABBÉ BERNARD MISEREZ, CURÉ DE L’UNITÉ PASTORALE NOTRE-DAME DE COMPASSION

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