Parce que c’était Johnny, quoi…

Commentaire

Carnet noir. Aucun mot ne paraît assez fort: Johnny Hallyday était une icône, une légende, un monument. De ceux que l’on croit immarcescibles. Ni les modes ni les années n’ont réussi à flétrir ce destin hors du commun. Il a fallu une saloperie de cancer pour y mettre fin. Depuis l’annonce de sa disparition, la France et la francophonie semblent en deuil. Qui l’aurait cru, le jour où cet adolescent timide a chanté pour la première fois à la télévision? C’était en 1961 et l’époque lui prédisait la trajectoire de nombreuses nouvelles vedettes, hier comme aujourd’hui: dans six mois, on n’entendra plus parler de lui. Pas Johnny. Johnny, ce n’était pas pareil. Il s’est adapté, il a trouvé les auteurs-compositeurs qui parlaient à l’air du temps. Mais sa voix et ses chansons simples, directes, ne suffisent pas à expliquer plus d’un demi-siècle d’une incroyable popularité. Il y a autre chose encore. Sur La Première, un journaliste rappelait hier matin qu’il existe deux sortes de gens, ceux qui ont vu Johnny en concert et les autres: «A partir du moment où on l’a vu, il n’y a plus à discuter.» Là, face à la foule, là où l’on ne peut pas tricher (du moins pas pendant autant d’années), tout prenait sens. Johnny était chez lui et pouvait tout se permettre, jusqu’à l’emphase et les entrées en scène qui, chez n’importe qui d’autre, auraient paru ridicules. Il avait ce truc en plus, indicible. Une présence, un magnétisme de fauve. Là, il était immense et occupait tout l’espace. Ça se sentait, ça ne s’expliquait pas. Johnny, c’était Johnny, quoi. Eric Bulliard

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