Parce que le ski de fond est vraiment fun

| sam, 09. déc. 2017

Un canon à neige pour s’assurer un or blanc encore plus éternel que d’habitude, un local qui a subi un coup de neuf, la possibilité de louer du matériel, une école de ski de fond: l’Espace nordique de la vallée de la Jogne a franchi un nouveau cap cet hiver.

PAR KARINE ALLEMANN

La demande était dans l’air, mais l’Espace nordique de la vallée de la Jogne n’avait pas encore osé franchir le pas. C’est chose faite depuis cet hiver: Natacha Mooser a quitté son emploi dans l’agencement de cuisines pour s’occuper de l’école de ski de fond, donner des cours privés ou collectifs et gérer la location du matériel. Désormais, tout le monde peut se mettre aux «fines spatules» du côté de La Villette, et de toutes les manières.
Car l’offre est étendue: initiations pour débutants, cours de perfectionnement, spécialisation au skating en nocturne, sorties d’entreprise, cours découverte suivis d’une fondue à la buvette de La Scie, à Charmey… «On part un peu dans l’inconnu, mais il fallait se lancer une fois, sourit Natacha Mooser. La demande est bien là et on verra ce que ça donne après les trois premiers mois. Mais, de toute façon, on le fait surtout par passion et pour offrir une animation à la région.»
Si les cours trouvent gentiment des intéressés, l’action envers les écoles a déjà cartonné. «Depuis la semaine dernière et jusqu’à la fin du mois de décembre, deux classes par jour sont inscrites pour une initiation de deux heures», rapporte la Charmeysanne de 41 ans, maman de deux enfants et monitrice au sein du SC La Villette – qui compte une trentaine de membres jeunesse – depuis qu’elle a 17 ans.
Et, Natacha Mooser l’a constaté: les enfants adorent! «Au début, ils regardent les skis avec méfiance et, à la fin, ils ne veulent plus s’arrêter. Pour le matériel, j’ai la chance de pouvoir bénéficier de la roulotte “Dario Cologna” prêtée par Swiss-ski durant tout le mois. Il en existe quatre dans toute la Suisse. Elles proposent l’équipement nécessaire pour les enfants, mais surtout de quoi enseigner le ski de fond de manière plus ludique. Et, à la fin de l’initiation, chaque classe peut participer au parcours “Dario Cologna”, qui est identique partout en Suisse. Au terme de la saison, la meilleure classe recevra un montant de 1000 francs ainsi que la possibilité de passer une demi-journée avec Cologna.»
Longtemps perçu comme un sport plutôt austère, le ski de fond veut profiter du triple champion olympique pour maximaliser son attrait auprès des jeunes. Un peu comme le fait le cyclisme avec le VTT, les pump-track ou autres parcours pour enfants. «L’idée est de casser cette image d’un sport ringard, pour les vieux, rappelle Natacha Mooser. Auprès des enfants, l’apprentissage est vraiment fun, avec des sauts, des parcours… Et le succès est bien là. Les gamins qui sont venus ont adoré.»


Pour toute la famille
Mais l’Espace nordique ne pouvait pas vouloir étendre son offre sans améliorer l’accueil du public. Ainsi, le local de La Villette a subi un coup de neuf avec un nouvel aménagement intérieur, une cabine pour se changer et un vrai local de fartage. Surtout, il est désormais possible de louer tout l’équipement nécessaire sur place. «Cette demande existait depuis un moment déjà, note la responsable. Cet hiver, nous avons un partenariat avec Castella Sports pour la location du matériel. Ainsi, les personnes intéressées peuvent venir essayer avec toute la famille.» ■
 

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Avec 105 jours d’enneigement garanti

Dans la vallée de la Jogne, les neiges sont quasi éternelles. C’est en tout cas sur les pistes du Centre nordique que se réfugient la plupart des courses de ski de fond organisées dans le cadre de la Coupe fribourgeoise. «En moyenne, nous bénéficions de 105 jours d’enneigement par année. L’hiver dernier, où la neige a été très rare, nous avons quand même pu garantir 102 jours d’exploitation», se félicite Paul Jaggi, président de l’association de l’Espace nordique.
Cinq ans après avoir investi 180000 francs pour une dameuse dernier cri – la fameuse Pisten Bully – l’association a acheté un canon à neige pour un montant de 33000 francs. Ce à quoi il a fallu ajouter 20000 francs pour le raccordement électrique. «L’hiver dernier, ce canon était en leasing, pour voir si nous en serions satisfaits. Et cela a été le cas, poursuit Paul Jaggi. Il est peu gourmand en eau et en énergie, et il ne provoque aucune nuisance. Nous avons toujours investi étape par étape, pour améliorer les conditions d’entraînement et l’accueil des fondeurs. Par exemple, avant, notre local n’était qu’un baraquement militaire. Désormais, il propose tout le confort. On peut même y trouver du thé et du café. Ça marche à la confiance, chacun est censé mettre une pièce quand il prend quelque chose.»
Quand la neige se fait rare, les fondeurs viennent de partout pour trouver quelques kilomètres de piste. «Même en Engadine ou dans la vallée de Conche, ils n’ont pas nos conditions. D’ailleurs, l’hiver dernier, la meilleure fondeuse suisse Nathalie von Siebenthal est venue s’entraîner chez nous avant les Mondiaux.»
Le président est très heureux du récent développement de l’Espace nordique: «Pour moi, c’est un grand soulagement que Natacha Mooser ait accepté de prendre cette responsabilité. Elle est la personne idéale pour gérer l’école et les cours. Déjà, elle est bilingue. Et elle possède toutes les formations requises en ski de fond.»
Pour rappel, l’Espace nordique propose 20 km de pistes entre Bellegarde et Charmey, que ce soit pour le style classique ou le skating. La nuit, 4 km du tracé sont illuminés pour les entraînements. KA

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