Une profession de foi

Nouvel-An

Nouvel-An. Il ne fait pas bon être journaliste par les temps qui courent. D’abord, parce que le contexte est difficile. On ne parle plus que de centralisation, de restructuration, de fusion. En 2017, des titres ont disparu à l’image de L’Hebdo, en janvier dernier. Passé le choc, le deuil a été vite fait. L’image de cette profession a également changé. On le constate avec tristesse dans le cadre de la campagne sur No-billag. Après les percepteurs d’impôt et les banquiers, c’est au tour des journalistes d’être les têtes de turcs du système. Les exemples sont innombrables. Si François Fillon n’a pas passé le premier tour de l’élection présidentielle française, en avril dernier, c’est à cause de cette satanée presse! Ne ferait-on pas mieux de se réjouir de ces enquêtes qui, courageuses, implacables, ne font que dire la vérité? Certes, les médias ne font pas toujours juste. Il leur arrive de dériver vers le sensationnalisme. Et il leur arrive aussi de se tromper. Mais pourquoi diable est-il si difficile de faire comprendre que les journalistes sont, dans leur très grande majorité, honnêtes? Qu’ils ne font pas partie d’un quelconque complot, qu’ils ne sont achetés par personne. Qu’ils exercent cette profession avec foi, en suivant scrupuleusement leur déontologie professionnelle.
Avec la fin programmée du modèle économique actuel, la question va inévitablement se poser: faut-il soutenir financièrement les médias? Oui, il faut sauver la RTS, malgré ses défauts, ainsi que les TV et les radios locales. Tout comme il faudra en aide à la presse locale, de plus en plus mal en point. Les médias sont nécessaires à la démocratie. D’autres enjeux tout aussi cruciaux vont se poser rapidement: si les médias disparaissent qui informera? Facebook? Twitter? Youtube? N’assiste-t-on pas à l’émergence d’une génération connectée 24 h sur 24, mais incapable de comprendre le monde qui l’entoure? Revenons à Bulle, à la Léchère 10, où l’avenir ne s’annonce pas si morose. Les journaux locaux s’en sortent indéniablement mieux que les autres. Et si vous voulez une preuve à cela, sachez que cette rédaction déménagera prochainement dans de magnifiques locaux neufs, conçus pour elle. Nous savons notre chance de pouvoir compter sur vous. En restant fidèles à La Gruyère, en la lisant, en l’appréciant, vous assurez sa pérennité. Et nous nous battrons chaque jour de l’année pour vous mériter. A vous tous, chères lectrices, chers lecteurs, un merci du fond du cœur et une belle année 2018, pleine d’espoirs et de rêves à réaliser. jérôme Gachet

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