Lè chportif dou viyo tin

En patois
En français

Din lè j’an thinkanta, irè pâ rin dè «fére dou chki». No j’iran pâ ékipâ kemin ora. Mè, l’avé lè chki a mon frârè, tru gran è pèjan. Lè botè achebin iran a li, dou numèrô dè tru; dou pâ dè pyalè bin èpè, fajan l’afére.

No j’avan dza to chin ke fayê a la Berra: on tire-metsè formidâbyo. La pichta nêre irè rèjêrvâye po lè krake, lè dzouno don! No j’ôtrè, avu nouthron bounè trikotâ mima, ouna «windjacke» è di tsôthè «fuseau», no j’avan pou d’èlèganthe. Ma, pouârtè rin, no j’alâvan po no dèmorâ è achebin on bokon po gugâ lè dzouno.

Le pye difichilo irè d’avê le drê dè modâ de la méjon. Lè parin iran chèvéro. No j’an chovin trovâ di bounè réjon po ch’èchknâ la demindze dumidzoua. Ouna dzouna fiye, bin galéja, modâvè in chki po rinkontrâ chon martyan. Chi-inke irè pâ tan bin yu di parin, dinche la chayête in chki irè le boun’akujon.

Cha dona, ouna fêna moste, chè mèfyâvè d’ôtyè. On dzoua, l’a apèdji ouna pyaka dè chokolâ intrè-mi di dou chki, k’iran nyâ inthinbyo.

Le dèvêlené, le chokolâ l’y irè adi!

Anne Marie Yerly

 

 

Les sportifs du vieux temps

Dans les années cinquante, ce n’était pas rien que de faire du ski. Nous n’étions pas équipés comme maintenant. Moi, j’avais les skis de mon frère, trop longs et lourds. Les souliers aussi étaient à lui, deux numéros de trop; deux paires de chaussettes, bien épaisses, faisaient l’affaire.

Nous avions déjà tout ce qu’il fallait à la Berra: un tire-fesses formidable. La piste noire était réservée aux champions, les garçons donc! Nous autres les filles, avec notre bonnet tricoté nous-mêmes, une «windjacke» et des pantalons fuseaux, nous n’étions pas des plus élégantes. Mais, ça ne fait rien, nous y allions pour nous amuser et aussi un peu pour reluquer les garçons.

Le plus difficile était d’avoir le droit de partir de la maison. Les parents étaient sévères. Nous avons souvent trouvé de bonnes raisons pour nous esquiver le dimanche après midi. Une jeune fille, bien jolie, partait en ski pour rencontrer son bon ami. Celui-ci n’était pas trop bien vu des parents, ainsi la sortie à ski était une bonne excuse.

Sa mère, une fine-mouche, se méfiait de quelque chose. Un jour, elle a collé une plaque de chocolat entre les deux skis, qui étaient attachés ensembles.

Le soir… le chocolat y était encore.

Anne Marie Yerly

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