Sacro-sainte gratuité

Commentaire

Principes. L’école est obligatoire depuis Charlemagne et gratuite depuis James Fazy. Deux principes hautement respectables, inattaquables et pleins de bon sens. Il est évident que l’enseignement doit être à la portée de tous, sans conditions, sans a priori, sans distinctions. Or, dans un récent arrêt, le Tribunal fédéral réaffirme la totale gratuité de l’école et menace un système qui contentait aussi bien les élèves, une majorité de parents, les communes et les cantons. Jusqu’en décembre, la société suisse tolérait, en porte à faux avec la loi, que les parents versent quelques centaines de francs pour que leur enfant participe à un camp de ski, visite un musée, assiste à une pièce de théâtre. On aidait même les familles les moins aisées, pour éviter toute discrimination liée au porte-monnaie. Aujourd’hui, la gratuité est devenue un principe sacro-saint. On revendique la gratuité de la musique, la gratuité de l’information, la gratuité du divertissement. Si noble soit-elle en termes de scolarité, la gratuité menace, au bout du compte, un autre principe élémentaire: celui de l’égalité des chances. Aux plus riches les excursions à Lucerne, Samuel Beckett et le ski aux Mosses. Est-ce vraiment ce que le Tribunal fédéral envisage pour nos enfants? Jérôme Gachet

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